-17%
Le deal à ne pas rater :
Vente Flash : Ecran PC Samsung C27R500FHU
149.99 € 179.99 €
Voir le deal
-15%
Le deal à ne pas rater :
TOSHIBA 43UA3A63DG TV 4K UHD – 43″
312.99 € 369.99 €
Voir le deal

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Luachaëlite Duncan
Luachaëlite Duncan



Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Sam 7 Avr - 11:37



AVATAR
Avatar : Jeanne Alter de Fate series
DC ou TC ? : Compte premier - refonte !
Âge : 308 automnes.
Orientation sexuelle : Bisexuelle - et une préférence prédominante pour les hommes.
Race : Succube.
Groupe : Maître | Esclave | Rebelle.


PHYSIQUE
« Lua est une femme, et ça se voit naturellement au premier regard – à moins d’être aveugle. Certes, elle ne possède ni une grâce divine et sensuelle, ni même un charme fou qui pourrait attirer bon nombre d’hommes (ou de femmes) à ses pieds. Non. Elle n’a rien de tout ça. Ce n’est qu’une femme parmi un milliard d’autres femmes.

Personne n’a jamais vanté sa beauté ou même désigné celle-ci comme en étant une. Et c’est ainsi que ce considère Lua, une personne lambda dont ses facultés raciaux permettent qu’elle puisse encore attirer l’œil de quelques gens. Une personne que Dame Nature n’aurait ni trop gâtée, ni pas assez. Un fruit moyen en somme. À force de paroles désobligeantes dictées par autrui, Lua n’a plus conscience de son propre éclat. Ou même de l’usage qu’elle pourrait en faire si elle décidait sérieusement à se mettre en valeur.

En tant que seconde héritière – supposée –, Lua est une femme droite, gracieuse et vertueuse. Elle ne semble avoir aucun défaut physiquement ; sa posture est droite, ses manières propres, sa maîtrise du langage est plus que correcte et son esprit ouvert. Elle ne manque pas de connaissance et d’adresse.

Depuis son plus jeu âge, elle est sans cesse comparée à sa sœur. Que ce soit ses yeux trop perçants, froids, calculateurs ou ses cheveux mal peignés et en désordre ; Lua n’égale en rien sa sœur. C’est peu dire. Bien que ses yeux bleutés, digne des couleurs royaux, contrastent avec sa crinière violette, pour un bon nombre de son entourage, cela n’est pas assez harmonieux, pas assez profonds, pas assez sensuelles comme ceux de sa sœur. Elle n’a rien comme sa sœur.

Que cela soit physiologiquement ou mentalement, Lua ne peut rivaliser contre sa sœur.

Ses courbes pourtant féminines, sa posture majestueuse, sa souplesse ne seront jamais à hauteur de celle de son aînée. Sa sœur est douce et délicate, Lua est froide et taciturne. Elle semble toujours avoir un visage fermé, elle se contrôle en permanence pour être plus ‘‘digne’’ et être conforme aux attentes de ses parents. Dans de rares moments, il lui arrive d’être drôle, enjouée, colérique, timide… Néanmoins, Lua a toujours un visage froid en présence de personne dont elle n’a pas confiance ou qu’elle ne désire pas décevoir. »


CARACTERE
« Sa mère renie son enfant. Son père ignore superbement sa fille. Sa sœur ne connaît qu’une partie d’elle.

Depuis sa tendre enfance, Luachaëlite a eu une quantité folle de professeurs, les meilleurs qui soient sur Terre. En tant que femme du Major succube, celle-ci a toujours veillé à ce qu’elle reçoive une excellente éducation, digne de son rang. Fort heureusement, c’était une enfant d’une rare intelligence, elle apprenait très vite ce qu’on lui enseignait. Ces professeurs semblaient très fières d’elle, ils ne tarissaient pas d’éloge à son égard.

« Mais… cette enfant n’est qu’une incapable. Elle décevait toujours mes attentes. Pourquoi n’était-elle pas comme sa sœur ? Sa sœur si parfaite. Si seulement je n’avais pas mis au monde cette enfant… si seulement ce n’était pas elle. Assez. Je ne veux plus parler d’elle. »

C’est une bonne fille. Elle ne parle que très peu, contrairement à sœur, personne ne connaît grands choses sur elle – voire rien du tout. Il est arrivé d’échanger quelques mots au cours du dîner – histoire d’être polie seulement –, elle semble très instruite pour son âge. Étant donné que c’est lady Duncan qui gère l’éducation de ses filles, chacun suppose que Luachaëlite doit être comme sa sœur : courageuse, gracieuse, altruiste. Ou plutôt est-elle le contraire. Il est vrai que contrairement à sa sœur, Luachaëlite participe très peu aux débats familiales et tout ce qui touche la famille. Elle est aussi discrète qu’un ninja et aussi effacée qu’un fantôme.

« C’est… Je suppose qu’il s’agit de ma faute. Si après cet incident je n’avais pas réagi aussi mal envers elle, peut-être serait-elle différente ? Je l’ignore. J’aurai dû lui consacrer de mon temps mais désormais, sa sœur est ma seule priorité. »


« Je connais Lua depuis qu’elle est née. Cela va s’en dire ! Ainsi, nous avons toujours été ensemble ! Nous sommes très proches l’une de l’autre… Moi en tant que grande-sœur protectrice et elle, en tant que petite-sœur adorable à défendre contre les forces du mal. Je connais sa personne mieux que quiconque. Oh, je vous prie de ne pas prendre trop à cœur les dires de nos parents, ils sont beaucoup trop stricts tout simplement. Malgré les apparences, il ne fait aucun doute que nous sommes leurs enfants et qu’ils nous aiment plus que tout. Ils ne savent tout bonnement pas l’expliquer.

Lua est simplement très mûre pour son âge, elle n’interfère pas ou n’impose pas ses problèmes à autrui. N’est-ce pas sage de sa part ? Elle se contente de gérer ses affaires seule. Père et mère prennent seulement cela pour un manque de volonté à s’intéresser à autre chose que ses livres… Je sais qu’ils se trompent. Certes, avec cette attitude désinvolte et nonchalante, Lua ne fait que renforcer cette image de femme désintéressée… Mais c’est dans sa nature, elle ne sait pas communiquer autrement. Toujours à aider en silence… Hum… Elle n’a pas que des mauvais côtés. J’aime son sourire ! Son rire si particulier. Lorsqu’on parle des heures et des heures de tout et rien, elle semble si heureuse, si vivante.

Voyez-vous, Lua est très intelligente ! Elle m’a surprise de nombreuses fois étant petite, de par sa vivacité et sa curiosité à vouloir emmagasiner un maximum de choses dans sa petite tête. N’est-elle pas adorable ? En tant que future héritière de cette famille, je ne dois certainement pas trahir les attentes qu’ont mes parents pour moi, et cette petite cachottière qui m’a aidé de nombreuses fois à m’en sortir…

Elle n’est pas une mauvaise personne. Il faut apprendre à connaître qui elle est réellement. »


Froide | Intelligente | Désintéressée x Sage | Discrète | Effacée | Magnanime | Taciturne | Sournoise | Agréable | Tsundere modérée

Ce qui peut éventuellement être intéressant - ou pas :
∆ Bien qu'esclave, elle est en vérité une rebelle pour combattre les injustices subies.
∆ Être esclave du Général Incube lui permet de soutirer des informations discrètement - sachant qu'il peut pas trop utiliser son pouvoir sur elle. Tout benef héhé.
∆ Elle n'est pas directement impliquée chez les rebelles, elle passe par différents moyens de communication.
∆ Elle se fiche éperdument du sort des démons.
∆ Elle n'aime pas forcément les protecteurs non plus.


POUVOIR
Annulation : plus qu’un pouvoir, il s’agit en vérité d’un passif – elle n’a donc pas de pouvoir et ne peut pas utiliser son passif comme un pouvoir.

Comme son nom l’indique si bien, cela lui permet d’annuler les effets magiques sur son corps : autrement dit, aucune magie ne peut l’atteindre ou blesser celle-ci. Cool non ? Bien sûr cela comporte des effets négatifs, étant donné aucune magie ne peut endommager son corps, elle ne peut pas recevoir non plus de bonne magie (telle que magie de soin). Eh oui.

Outre mesure, dans un rayon de 0.5m proche d’elle, elle peut restreindre vos pouvoirs selon votre rang. Mephisto c’est mort bien sûr. Un général se verra incapable d’utiliser 15%. Un maître lambda 50%. Et un esclave 70%.

Pour pour pouvoir ‘‘fonctionner’’, son passif lui draine son énergie vitale en échange d’une protection ; rendant ainsi mademoiselle à la fois immortelle et mortelle. En effet, une fois que son corps n’a plus assez d’énergie, chose logique, elle meurt, mais il lui possible de recevoir une autre âme pour revivre.

Je précise qu’elle ne peut pas utiliser son passif comme un pouvoir ! C’est inconscient !


HISTOIRE

« -rs… -eurs… Meurs ! »


Ses paupières s’ouvrent mais, devant elle, s’étend à perte de vue une masse noire. Elle tend sa main pour saisir cette forme semblable à de la gélatine, néanmoins, tout glisse entre ses doigts. Que cela soit à droite ou à gauche, tous n’est que ténèbres et obscurité, masse noire et gélatineuse tandis qu’elle s’engouffre au fond de son gosier. Elle est seule. Seule comme un rat pris au piège dans une boîte froide et obscure.

Il n’y a rien.

Ce n’est qu’un endroit vide qui s’étend à l’infini.

« Est-ce mon châtiment ? »


Ses yeux se baissent vers son corps, elle aussi n’est qu’un poids noir, pourtant, elle est bien ici. Ici, quelque part. Elle sent son corps : ses poumons qui s’élèvent à un rythme régulier, son cœur qui bat normalement… Nul doute qu’elle est désormais, bel et bien, encore vivante. À l’intérieur d’une chose probablement vivante elle aussi.

Fixant ses yeux à ce qu’elle présume l’horizon, elle entame son premier pas. Rien ne se dérobe sous elle. Elle débute donc sa marche… quelque peu inutile vers un ailleurs. Ailleurs qu’ici. Néanmoins, rien ne change non plus : tout est vide et nuit. Ne se décourageant pas, elle continue à faire un pas, l’un après l’autre et ce pendant – ce qu’elle estime être – une trentaine de minutes. Ou peut-être est-ce plus ? Comment mesurer quelque chose dans un espace infini ?

Pourtant, ses efforts paient enfin. Une lueur est visible au loin. Son cœur s’emballe, sa respiration s’accélère. Elle s’empresse pour aller rejoindre cet espoir, elle marche rapidement puis ne tenant plus elle se met à courir, tendant sa main pour attraper la lueur.

Elle ne bouge pas.

Rien ne bouge.

Elle est figée. Ici. Là. Dans l’espace temps.

Une fumée blanche apparaît. Floue puis distinctement. Elle reste ici, tourne autour de son corps et enfin, celle-ci semble s’avancer vers cette lueur qui lui tend les bras. Montre-t-elle le chemin ? Dans son sillon elle laisse une traînée blanche et un pas après l’autre, malgré son échec, elle tente de suivre cette fumée. Elle l’entraîne à travers l’immensité du vide et contre tout attente, d’autres vapeurs blanches arrivent à leur tour. Elles vont au-devant puis forment un écran opaque ; peu à peu des images se forment, se dessinent et se dévoilent. Elles prennent vie devant ses yeux.

Elle plisse ses paupières afin de distinguer ses formes floues qui sont en mouvements.


Un homme… un homme se tient fièrement, poitrine bombée, dévoilant ainsi une musculature imposante, menton relevé et ses bras couvertes de cicatrice et longeant son torse. Un autre homme semble récompenser grassement ce soldat, auquel il lui confère un titre de noblesse. Lisant sur sa plaque, les inscriptions figurent : « Aedan Duncan ». D’autres hommes sont également titrés et remerciés mais c’est vers ce Duncan que tous les regards convergent, vers sa bravoure et son courage pour avoir servir avec honneur son excellence. Particulièrement, celui d’une femme qui dévore ses traits endurcis pourtant au sourire charmeur, de ses iris gris nuageux…


Les personnes redeviennent brumes et poussières puis prennent une nouvelle forme : celui d’une maison chic et bon genre, une maison telle que possède les anciens aristocrates anglais ou français.


À nouveau, Aedan apparaît devant elle. Il est arrêté à une porte, son souffle court, il n’ose pas entrer. Il est là, comme pétrifié, ses muscles refusant d’avancer ou même de faire quoi que soit. Mais, bien vite, il entend une voix féminine qui l’invite à venir. Il inspire puis expire bien fort et pénètre dans une chambre aux couleurs vives et gaies. Il l’aperçoit, assise dans son rocking-chair, sa femme bien-aimée qui tient un lange aux creux de ses bras ; elle a ce sourire si heureux qu’il aime tout particulièrement et ses yeux gris rivés sur ce petit être qu’elle tapote en chantonnant. Déglutissant, il s’approche doucement puis tombe à genoux. Il ose à peine y croire, son enfant… son précieux enfant. Après un accouchement difficile, il peine à y croire.

Sa femme tend l’enfant vers lui, qu’il saisit assez maladroitement, réveillant ainsi son petit qui se met à pousser des cris stridents. Elle pose sa main sur son crâne pourvu de quelques mèches de cheveux noirs maladroits çà et là et caresse doucement celle-ci. « Regarde… » dit-elle d’une douce voix. « Ce n’est peut-être pas un fils mais elle te ressemble tellement, si belle, si fragile. Elle sera ta fierté et je te donnerai certainement un fils. ». Elle celle sa promesse en embrassant le crâne presque dégarni de son époux, preuve d’une vieillesse imminente.


Ils disparaissent à nouveau dans un nuage de fumée, dans une danse d’ombre pour en former d’autre. À qui appartiennent ses souvenirs ?


Une fillette traverse son corps pour rejoindre l’écran à son tour. Elle rit aux éclats, tourne sur elle-même tandis qu’elle observe derrière elle à chaque fois : un homme barbu s’avance, lentement mais sûrement, un visage anxieux hantant ses traits déjà prononcés vers son enfant. Elle reconnaît – avec difficulté – Aeden qui semble avoir pris un sacré coup de vieux… Toquant deux premiers coups, ils pénètrent dans une pièce austère pourtant richement décorée, plongée dans une pénombre certaine. Tour à tour, elle regarde tantôt l’homme se diriger vers une masse allongée, tantôt cette fillette qui s’en va vers un berceau. Plutôt curieuse, son choix se porte d’abord vers Aeden afin de comprendre ce changement soudain. Il s’agenouille près de sa femme puis prend sa main avant d’y poser un doux baiser. Elle découvre une femme encore sublime, mais dont les cernes et une mine perdue hante son visage encore délicat…

Fixant son visage encore plus près, elle ne peut s’empêcher d’éprouver une sensation subite de malaise. Une douleur vive surprend son cœur tandis qu’elle porte sa main à sa poitrine, reculant. Elle détourne son visage, vers la fillette et trouve un bébé endormi dans son landau : un bambin qui lui semble tout aussi familier que cette fillette, touchant doucement ses petites joues rebondies, que cet homme barbu aux traits fatigués et familiers et cette femme… cette femme ! Est-ce réellement elle ?

« Luana ! » retentit une voix rauque et dure. La jeune fille se retourne, regardant son père de ses yeux gris flamboyants.  Les mêmes que ceux de sa mère… Il apposa sa main vigoureuse sur son épaule et observe en silence son second enfant. Rien ne traverse son visage, pas une même once de tristesse ou de joie. Néanmoins, ceci ne semble pas déranger sa fille. Elle saisit sa main puis s’exclame : « Je lui ai trouvé un nom ! » Son père reste dubitative mais ne dit rien. «
Luachaëlite Duncan ! »


Un choc violant parcourt son corps, tandis que ses jambes croulent sous son poids. Des frissons lui parviennent, un mal indéfinissable s’empare d’elle, sur son front perlèrent des sueurs froides.

« … Les miens… Ce sont mes souvenirs. »


La fumée se dissipe lentement pour laisser place à un autre contexte, un autre moment, un autre âge.


Dans l’herbe grasse et verdoyante courent deux petites filles. Elle reconnaît sans peine sa sœur, grâce à ses yeux acier similaires à cette femme, puis sa chevelure noirs de jais comme ceux d’Aeden. C’est sans conteste elle.

Elle court devant et menace de gagner – une fois de plus – leur course, ses petites jambes courant beaucoup plus vite que ceux de sa jeune sœur, qui traîne un peu la patte. Luachaëlite fait une petite moue, elle n’arrive pas à gagner contre Luana et finit même par l’accuser de triche.

Furieuse et boudeuse, elle court se réfugier dans les jupes de sa mère, espérant recevoir un peu d’attention cette fois. Elle a envie de la voir, qu’elle lui caresse la tête comme elle le fait avec sa sœur, d’entendre des compliments de sa part.

Mais lorsqu’elle déboule dans sa chambre, elle est surprise par la voix rocailleuse de son père : « Je t’en prie Lachaëlite, c’est aussi ton enfant. Peu importe si tu ne m’as pas donné de fils. Peu importe qu’elle ait abîmé ton utérus. Je t’aimerai toujours… ». Il reçoit une violente claque avant d’entendre sa femme éclatée en sanglot. « Tu ne comprends pas ! Je n’ai qu’une fille ! Mon fils est mort-né. Cette… cette gamine n’est pas mon enfant. Disparais maintenant ! Je ne veux voir personne. » Aedan recule, il ne sait que dire face à cette femme qui n’accepte toujours pas la réalité. Où est passé sa tendre épouse ? Il ne sait plus quoi penser. Enfin… une toute petite pensée lui germe : et si c’était réellement de la faute de sa fille ? Et si c’était réellement elle qui avait emporté sa tendre épouse ?

Sa femme attendait deux jumeaux. Par manque de chance, alors qu’elle accouchait du premier, celui-ci est resté bloquer à cause du cordon, lui causant de grave douleur au bas-ventre. Il fallut un peu de temps au docteur pour arriver au domaine familial et couplé au temps pour une opération afin de ne pas risquer deux vies, son deuxième était déjà mort. L’unique garçon… Cette perte s’accompagna d’une nouvelle douloureuse : il lui était désormais impossible d’avoir d’autre progéniture. Les pouvoirs capricieux de son premier né avait endommagé son utérus, là où une médecine même compétente, ne pouvait plus intervenir.

Luachaëlite se cache dans un petit recoin pour ne pas être remarquée, tandis que son père sort. Aedan se sent mal, il est impuissant face à cette situation et ne sait que faire pour arranger les choses comme autrefois. Pourtant, malgré lui, il éprouve déjà une petite haine envers son deuxième enfant. Si seulement elle n’était pas née ! Si seulement c’était elle qui était morte et non son fils.

Lentement et timidement, elle sort de sa cachette et se dévoile aux yeux de sa mère. Rapidement un regard amer se pose sur elle. « Que fais-tu ici ? » vocifère-t-elle, « Va-t-en ! Sors d’ici ! Malheureuse ! Tout est de ta faute ! » La belle femme d’autrefois n’existe plus. Elle saisit des objets à sa portée puis lance ses projectiles sur sa fille mais Luachaëlite est incapable de bouger tant elle est terrifiée. Qu’a-t-elle fait de mal ? Pourquoi !

Luana arrive soudainement, suivi de son père. Elle découvre avec horreur ce spectacle affligeant puis court se placer devant sa sœur, entourant son petit corps dans ses bras pour la protéger. Elle implore avec ferveur sa mère de se calmer et d’arrêter. Dans l’encadrement de la porte, l’assentiment d’Aeden se renforce : si elle n’était pas là… si seulement elle n’était pas là !, sa femme ne serait pas ainsi ! D’une rage décuplée et d’une poignée ferme, celui-ci empoigne Luachaëlite sans ménagement, puis l’emmène loin. « Père ! Que faites-vous ! Père ! » crie sa sœur impuissante. Mais, il n’écoute rien. Il ne veut rien entendre. Seuls les pleurs déchirants de sa femme lui parviennent. Aeden est aveuglé par son désir de retrouver ce sourire qu’il aime tant, il n’a que faire de cette fille qui apporte le malheur ! Il la jette ainsi dans sa chambre comme un vulgaire déchet.

Alors qu’il pointe du doigt son enfant, son visage déformé par une colère sourde. Il s’arrête brusquement face à elle. Elle qui n’a rien fait. Il s’en veut soudainement. C’est elle qu’il faut protéger : sa femme et son fils ne reviendront pas mais sa fille est bien devant lui. « N’apparais plus jamais devant ta mère. » énonce l’homme d’une voix froide avant de partir.


Les ombres tombent, plongeant à nouveau son être dans l’obscurité. C’est parfait. Elle-même ne veut pas voir ses larmes coulées. Ou même revoir ses souvenirs qu’elle désire tant oublier. Son cœur lui fait douloureusement mal, tant et si bien, elle aurait voulu se l’arracher. Toujours à terre et abasourdis par cette scène entre sa mère et elle, elle relève sa tête, non sans avoir chasser quelques larmes d’un revers de main. Elle trouve désormais dans un petit salon, dont des livres remplissent bon nombres d’étagères, une table en bois et des tapisseries qui essaient égayer cette pièce austère.


Un homme âgé, visible par ses cheveux grisonnants et sa barbe poivre et sel, se tient face à Luachaëlite. Muni d’une baguette en bois, il semble s’amuser à tapoter l’objet dans sa main tandis qu’il toise sans vergogne son élève : devoir fait, tenue décente, comportement irréprochable. Tout doit être impeccable. Subitement, il pointe sa baguette vers elle : « Mademoiselle, votre menton doit être incliné à quatre-vingt-dix degrés… Vos épaules abaissées et redressez votre dos ! Oui… C’est mieux. Nous en avons fini pour aujourd’hui. » Il range sa baguette, prend ses bagages puis sort dignement. Quant à Luachaëlite, elle reste toujours droite puis après quelques minutes, elle se lève enfin. Du bout des doigts, elle caresse les différentes reliures poussiéreuses, pensive.

Cela fait des années qu’elle n’est pas sortie de l’aile qui lui avait été assignée, depuis ce fameux jour où elle avait osé se présenter devant sa mère… Dès lors, on lui avait attribué des précepteurs pour lui enseigner les lettres et les langues, les sciences, la politique, la culture générale, l’étiquette et tout ce qu’il était possible d’enseigner et d’apprendre. La jeune fille n’avait émis aucune plainte face à la charge de travail demandée, espérant que sa mère reconnaîtrait sa valeur, autant que son père qui l’ignorait superbement.

Elle soupire. Voilà un piètre quotidien. « Lua ? » demande une voix fluette derrière elle. Sa sœur est là, adossée à l’encadrement et souriant à son attention : « Encore à rêvasser ? Pourquoi n’irions-nous pas nous promener ? Il fait un temps superbe ! ». Luachaëlite sourit mais ne dit rien. Elle aime sa sœur, seule personne qui prend soin d’elle, mais son cœur se serre à chaque fois qu’elle voit l’enfant chéri de ses parents et surtout lorsqu’elles sont ensembles. Dès qu’elle ose poser un pied dehors en sa compagnie, elle est sujet à de nombreuses critiques et comparaisons : Luana est si parfaite mais sa petite-sœur ne lui arrive pas à la cheville, sont-elles vraiment de la même famille ? Elles ne se ressemblent même pas.

Parfois Luachaëlite se met à penser – à son tour – : si seulement elle n’existait pas. Si seulement j’étais née avant elle. Si seulement-…


« Assez ! ASSEZ ! ARRÊTEZ ! Pourquoi est-ce que je dois voir ça ! Arrêtez… par pitié.  »


Elle plaque ses mains contre ses oreilles, fermant ses yeux, pour ne rien entendre de ses paroles ingrates, murmurant des « assez… pitié… » comme une litanie. Pourtant ses paroles, solidement ancrées dans sa mémoire, tournent en boucle dans sa tête : si seulement j’étais elle, si seulement elle pouvait cesser d’exciter, si seulement elle pouvait être détestée… Elle se laisse lentement dévorer par les ombres qui continuent à danser autour de son corps.

Pour finalement laisser place à un nouvel endroit.


Les flammes dévorent sans répit le bois, réchauffant une pièce austère et sombre. Au pied d’une cheminée se trouve un berceau de fortune et dans ses langes un adorable bébé sans défense, puis un peu loin… une femme recroquevillée sur elle-même. Ses cheveux blancs sont mal peignés, des cernes ornent son  visage – autrefois angélique – et son regard haineux vers l’enfant misérable. « Maudit soit cet elfe, maudit soit cet enfant, maudit… » ne cesse-t-elle de répéter. Trois coups se font entendre, puis apparaît une tête enfantine aux cheveux également blancs, ses yeux balayent rapidement l’endroit pour se poser en dernier sur l’enfant.

Oubliant toute peur, il se dirige énergiquement vers lui pour découvrir l’enfant qui devait être sa petite-sœur : c’est en effet une fille qui gazouille sous ses grattouilles. « Mère, est-ce ma sœur ? » Elle ne daigne même pas lui répondre, néanmoins le garçon ne s’en offusque pas ; cela déjà quelques temps que sa mère se comporte ainsi. Il reporte donc son affection vers le bambin qui lui donne toute son attention : « Je suis ton grand-frère, Aleister. Et toi…  puisque tu n’as pas de nom… Que dis-tu de Historia ? C’est jolie non ? » Comme pour montrer son accord, le bébé arrache son premier rire. Ses jambes s’agitent et ses petites mains volent vers le plafond ; ceux-ci rencontrent son pied, qu’elle s’empresse d’y goûter. « Va pour Historia alors ! Je prendrais soin de toi promis. » jure-t-il alors.


Tandis qu’elle écoute les rires cristallins du bébé, une masse se forme à ses côtés. Posant son regard sur ce nouveau être qui peuple sa prison de ténèbres, elle découvre qu’elle aussi possède un corps noir mais ses yeux sont encore visibles. Elle plonge donc ses iris bleues dans les siens identiques : leurs âmes semblent se rencontrer, se mélanger, tandis qu’elle devine qu’il s’agit du poupon prénommée Historia. Celle-ci pose sa main sur son épaule. Pourquoi partage-t-elle son souvenir ? Ça, elle l’ignore, mais elle ne se pose pas plus de question, car tout au fond… bien au fond, elles semblent se connaître comme si elles ne font qu’un.


Aleister tresse les cheveux de sa sœur, qui balance gaiement ses jambes et secoue légèrement sa tête en rythme. Elle fredonne un chant elfique, appris en l’honneur de son origine elfique. « Sais-tu qu’aujourd’hui j’ai finalement retenu les paroles entières ? » s’exclame-t-elle fière. Pour toute réponse, son frère acquiesce seulement en continuant de brosser ses cheveux. « Souhaites-tu l’entendre ? » Historia commence les premiers mots tandis qu’il l’écoute en fredonnant à son tour l’air mélodieux. Dès qu’elle termine sa dernière note, il applaudit sa sœur qui ne cesse de sourire bêtement.

Puis en caressant sa tête, il lui signifie qu’il est l’heure d’aller dormir. Historia saute de son siège puis court se terrer dans les draps de son frère. Aleister soupire mais esquisse tout de même un sourire ; elle a bientôt quinze ans mais dort toujours avec lui. Malgré tout, cela ne dérange pas son aîné qui semble se complaire dans cette configuration. Il se dirige donc vers son lit et se glisse à son tour dans ses draps. « Peut-être serait-il temps que tu- », « Chut ! » coupe-t-elle en se rapprochant un peu plus de lui. « Je suis bien ici. Loin des autres et des critiques haineuses. Je ne veux plus revoir le regard froid de mère, ni ceux des autres. Je veux rester ici… à tes côtés. »

Les formes se changent rapidement pour définir un homme blond – encore jeune – qui se tient près d’Aeden Duncun, face à ses deux filles.


« Voici Aleister. Il est votre frère dès aujourd’hui. » Sa sœur s’incline tandis que Luachaëlite reste silencieuse, sur ses paroles, son père laisse le jeune homme au bon soin de ses sœurs. Il est accueillit avec chaleur par l’aînée des deux, qui l’affable d’une dizaine de questions sur son passé, son arrivée ici, ses ressentiments et autre joyeuseté qui n’intéressent que très peu – voire pas du tout – Luachaëlite. Elle voit son arrivée avec un très mauvais œil. Comment ressentir une quelconque affection lorsqu’un parfait inconnu récolte toutes les affections qu’elle avait ardemment désirées jusqu’ici.

À la première occasion, elle s’échappe des présentations pompeuses et cérémonieuses pour venir se réfugier dans les sous-bois, pas trop loin du domaine familiale. « Est-ce là où tu viens pour pleurer ? » s’enquit une voix derrière elle. La jeune fille ne relève pas sa remarque. Comment l’a-t-il retrouvé ? Même sa propre sœur ne vient pas ici. « Est-ce un problème ? » finit-elle par dire, « Pas du tout, j’aimerai seulement que nous fassions connaissance. » Elle serre les pans de sa jupe. Quel malotru. Voyant qu’elle ne répond pas, il tente une autre approche : « Joyeux anniversaire. » Luachaëlite trésaille, hormis sa sœur, personne ne souhaite son anniversaire. Bien qu’il reçoit les honneurs tant espérer, elle ne peut pas lui en vouloir ; adopté ou non, il est le fils que ses parents voulaient tant. Le fils qui aurait dû être à sa place. Elle lui esquisse alors un sourire, remettant son masque à nouveau, et d’ici, une longue discussion née entre-eux.

Les heures se suivent et arrive l’instant tant attendu par ses parents : en l’honneur de Luana – et de son frère accessoirement –, ils ont invité des centaines d’officiers, des gens hauts placés et autres, pour fêter dignement ce « couronnement ». En effet, ô jour bénis où Luana est officiellement désignée comme future héritière des Duncan. Il est donc inconcevable de ne pas faire de banquet. Tandis que les invités échangent des paroles aimables avec sa sœur et son nouveau frère, Luachaëlite est assise sur une chaise lointaine, bien loin des festivités. Sa mère l’a formellement interdite de quitter sa table, de tenir une conversation ou même d’aller danser avec quelques jeunes garçons, car : « Tu ne voudrais pas faire honte à ta sœur tout de même ? Ni même à ton frère qui vient à peine d’arriver. Tu n’es ni gracieuse, ni charmante et encore moins apte à effectuer correctement ce genre d’activité. Tu n’es bonne qu’à apporter déshonneur et honte sur nous… Sur moi ! »

Ainsi, elle reste à l’écart… Près de minuit, pensant avoir assez accomplit son rôle en restant à cette fête, elle décide de retourner à ses appartements. 23H56 : sa sœur entreprend un discours éloquent, remerciant les convives ainsi que leurs parents pour leurs charmantes intentions. 23H59 : elle ajoute, gaiement, qu’il s’agit d’un jour important non seulement pour elle mais également pour Luachaëlite qui atteint finalement sa majorité. 00H00 : minuit sonne, accompagnant les rires du couple Duncan, suivi du reste des invités : « Voyons mon enfant, vous avez été si préoccupée par cette fête que vous avez confondu son anniversaire ! Même si c’est votre jour, vous vous préoccupez encore des autres… Mesdames et messieurs, ma fille n’est-elle pas digne d’être le successeur des Duncan avec une telle mentalité ? »

En effet. C’est un anniversaire : celui de la mort de son fils.


Toujours assise, l’air grave, elle ne dit rien. Pourquoi doit-elle revoir ses souvenirs hideux ? Qu’a-t-elle fait pour être punie ainsi… Elle comprend sa douleur sourde. Après tout, ne partagent-t-elles des souffrances similaires ?


La guerre éclate dans ce petit village, perdue au Paradis. Un village inutile qui n’était pas suffisamment protégé, ainsi l’armée de Mephisto parvient à prendre possession d’une infime partie des cieux. Elle réduit ce bourg en cendre, à feu et à sang, faisant couler à flot les cadavres. Historia essaie d’échapper aux démons qui prennent, détruisent, volent, pillent tous ce qu’ils peuvent, traînant derrière elle sa pauvre mère. Son regard reste braquer vers une sortie, n’osant pas défier la réalité qui s’opère devant elle ; les démons tuent ses frères, ses sœurs, les vampires et les lycanthropes abrègent leur faim, déchirant peau et corps. Malgré son obstination à fuir cette réalité, elle ne peut nier les cries, les pleures qui hantent ses mélodies.

Par un miracle étonnant, elles arrivent à fuir et descendent sur terre, espérant échapper aux ravages des cieux. Malheureusement, son bonheur est de courte durée car elle aperçoit déjà des lanternes au lointain. L’ange elfique ne cesse de courir, sentant les branches qui lacèrent sa peau dans sa course vagabonde, le sol dur qui écorchent ses pieds… Bien des fois, elle trébuche ou se laisse emporter par sa mère qui ne fait aucun effort. « Je t’en prie mère… n’abandonne pas maintenant ! » Historia est à la limite de laisser jaillir ses larmes. Elle n’en peut plus non plus. Perdre son village, sa maison, sa petite vie tranquille, lui cause un terrible poids sur le cœur, sans ajouter à la mystérieuse disparition de son frère… Elle attrape son poignet mais l’ange sublime refuse de bouger. « Mère ! »

Et tandis qu’elle essaie vainement d’encourager sa mère, les démons sont déjà là. Ils ricanent face à ce piètre spectacle puis fondent sur eux pour les enchaîner. « J’pourrais me la faire. » glousse un en serrant Historia, « N’y touche pas. C’est au Seigneur d’en décider. » gronde l’autre. « Ne me touchez pas ! » réplique celle-ci en essayant de se dégager ; par surprise, elle réussit à faire perdre l’équilibre d’un soldat grâce à un coup d’aile et à courir quelques mètres plus loin avant d’être à nouveau plaquer à terre. Par une femme, dont seuls les yeux rouges sang ressortent dans la pénombre. Elle est terrifiée. « Où allais-tu petite chose ? Tu ne veux pas rencontrer mon dieu ? » La démone saisit ses ailes, arrachant un terrible crie de douleur à Historia et d’un coup sec, celle-ci les ôte sans ménagement. La douleur est tellement insupportable qu’elle ne peut plus bouger. « C’est ennuyeux. » Les soldats viennent saisir immédiatement l’elfe avant de rejoindre les autres prisonniers. « Puisse dieu pardonner vos péchés. » murmure une voix glaciale.


Elle ne dit rien, revoyant sa propre mise à mort, ce fameux jour où elle est devenue un être souillée et miséreux. Elle se contente seulement de serrer plus fort l’épaule de sa consœur, laquelle passe une main compatissante à son tour.


Luachaëlite se promène à travers l’immense jardin du domaine familiale. L’automne arrive déjà, l’air frais ravivent ses joues qui se colorent de roses tandis que les arbres laissent tomber leur parures jaunâtres. Sa cape de mousseline traîne derrière elle et ramasse les feuilles mortes au passage – si sa mère voyait ça, elle en serait rouge de colère.

Par ailleurs, elle fulmine ; bien que son air neutre semble prouver une certaine paix intérieure, il n’en est rien. Ses sourcils sont légèrement froncés tandis que sa bouche se pince en une moue contrariée. Au fur et à mesure de sa marche, elle se venge sur les feuilles qui craquent sous ses bottines. Pauvre feuilles. Pourtant, elle n’arrive pas à faire exploser sa colère. Ses années de rôle l’ont-ils conditionnées à ne plus pouvoir exprimer ses sentiments ?

La jeune femme s’approche bientôt d’un lac. Ses yeux se perdent dans l’eau vaseuse, décorée par des feuilles oranges à la surface, qui lui rappellent sans conteste les couleurs chatoyantes de lady Duncan. Luachaëlite donne un violant coup à un caillou traînant ici, dans l’espoir de troubler l’eau si calme alors qu’elle-même bouille de l’intérieur. Une idée saugrenue traverse soudainement son esprit : et si… et si elle mettait fin à tout ça ? Son cœur se soulève, de dégoût ou peut-être de honte.

Elle déchire sa cape, ses jupons et tout le reste.

Mais c’est bien beau.

Et surtout pathétique.

Ses jambes s’affaissent sous son poids et elle croule lamentablement aux sols. Ivre d’une colère nouvelle, ses ongles raclent le sol boueux alors que ses yeux deviennent vitreux. Néanmoins, rien n’y fait, elle n’arrive pas à faire ployer ses larmes. Un sourire risible s’affiche sur son visage : elle une esclave ? Ah ! Voilà comment la voit ses parents. Une pauvre enfant qu’on vend pour obtenir gloire, honneur et argent.

Ce n’est pas tellement d’avoir vécu une vie monotone qui enrage Luachaëlite, c’est l’honneur que lui ont fait ses parents. Enfin, ils ont pensé à elle. Et comment ! En vendant leur enfant inutile ! Et surtout, pas à n’importe qui. Bien sûr. À ce général pour lequel son père travaille si dur, pour lequel il a lâchement abandonné sa fille pour obtenir des faveurs !

Les voix au loin résonnent dans sa tête. Ah. Les bons samaritains. Les bons enfants qui ont eu tous les honneurs. Elle se lève en titubant et, avec une assurance nouvelle, elle plonge ses pieds dans le lac avançant encore et encore, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus pied. Trop tard, ils n’arriveront pas à la sauver. Trop tard… elle a fait son choix.


Ce qui fait office de sol se dérobe sous leurs pieds. Elle tend une main à son souvenir. À son ‘‘soi’’ qui se meurt dans l’eau, à son ‘‘soi’’ révulsé de n’être qu’un objet à leurs yeux.

« Sau… SAUVEZ-LA ! »


Elle voit son souvenir disparaître au loin tandis qu’elle tombe, encore et encore, dans un tunnel infini. D’autres images se forment ; des images disgracieuses de leur vie, leur misérable vie. Elles s’accrochent l’une à l’autre.


Une bride d’Historia apparaît, assise dans son salon. Elle tient entre ses mains un couteau qu’elle porte faiblement à son cœur… et d’un coup sec, elle enfonce la lame. Dans un silencieux religieux, une petite larme coule.



Ses yeux s’ouvrent rapidement et découvrent un plafond aux couleurs bois. Elle sent son cœur battre à toute vitesse, une légère goutte de sueur tombant sur son oreille. La jeune femme se relève doucement, grimaçant en sentant une douleur qui lui perforer son organe vital ; elle touche ledit endroit mais ne trouve aucune blessure. Est-ce à cause de ce rêve qu’elle vient de faire ?

Après s’être assurée que tout va bien physiquement, elle peut enfin découvrir la pièce qui accueille sa présence. C’est une chambre sommaire : un lit, une table de chevet, une armoire, un secrétaire… Cette endroit ne lui dit rien. Alors qu’elle retire les couvertures pour se mettre en quête de découvrir un peu plus sa nouvelle demeure, une femme à la chevelure ébène entre, une bassine d’eau entre les mains. Ses yeux gris rencontrent les siens et elle lâche subitement son bac pour venir rapidement au chevet du malade. « Lua ! » s’exclame-t-elle en sanglotant : « Tu nous as fait tellement peur… J’ai cru… j’ai cru que tu étais morte. » Lua ? Mais elle est… Une horrible douleur lui lance, obligeant celle-ci à se replier. « Qu’as-tu ? Lua ? Lua ! Un médecin vite ! » Elle agrippe fermement ses habits, essayant vainement de prononcer des paroles. La douleur est si forte, qu’elle s’évanouit.

° ° °


Lorsqu’elle s’éveille à nouveau, c’est ce même plafond qui l’accueille en premier, puis sa sœur qui lui sourit aimablement. Elle humecte ses lèvres mais aucun son ne sort. « Chut… Reposes-toi encore… T-Tu es restée endormie pendant plus d’une demi-année. Lorsque nous t’avons trouvée, nous avons cru que tu étais morte. Tu ne respirais plus… Lua… je suis tellement désolée ! » Ses réponses fourmillent jusqu’à son cerveau. Elle a désormais toutes les cartes en main, ce qui arrive à lui décrocher un sourire. Quelle plaisir de revenir à la vie !

Les journées se succèdent et Luachaëlite se rétablit lentement sous l’œil attentif de sa fratrie. Son père a daigné lui rentre visite pour s’enquérir de sa santé, sa mère… elle n’est jamais venue, préférant envoyer une lettre de bon rétablissement – probablement écrire par quelqu’un d’autre. Cela n’offusque nullement sa fille, qui est plus qu’habituée au méthode rustre de sa mère.

Ses souvenirs lui reviennent peu à peu, ses souvenirs lointains et ceux d’une elfe angélique aux cheveux blancs comme neige. Celle-là même qui l’a accompagnée durant son périple. Leur périple. Luachaëlite comprend enfin. Sans qu’elle puisse l’expliquer correctement et rationnellement, elle doit tout ceci à son pouvoir.

Grâce à son passif – passif interdisant toute magie autour d’elle – qui possède son lot de malus et son lot de bienfait. Peut-on réellement appeler ça bienfait ? Depuis toujours, son passif drainait une petite quantité de sa vie chaque jour, en échange d’une protection contre toute forme de magie. Bien que faite insensible aux maléfices, son passif lui réservait encore une surprise. À chaque fin de vie, il lui était possible de prendre possession d’une autre âme, au bords du gouffre. Elle prenait donc ses souvenirs, ses aptitudes, une caractéristique spécifique, en somme son âme. Comme si elles ont fusionné pour ne faire plus qu’un.

Luachaëlite le sait, si elle n’est pas morte c’est grâce à la vie offerte par Historia. Pour une énième fois depuis longtemps, elle sourit à nouveau : elle allait accomplir leurs buts, à commencer par devenir l’esclave du Général Incube.


UN PEU DE VOUS
Code du règlement (répondez à la question): De quoi ? J'aime bien le TP.
Âge : Ah ui ui.
J'ai signé le règlement : Oui, assurément.
Une dernière volonté? : Eeeh je cherche. Ah oui ! Luachaëlite dites LU-A-KA-É-LITE (ouais, les lua/luna je dis Lu et non Lou, mais ça c'est facultatif. lol) !

_________________
Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Wudu

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Luachaëlite Duncan
Luachaëlite Duncan



Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Sam 7 Avr - 13:23



AVATAR

Votre personnage


Avatar : Jeanne Alter de Fate series
DC ou TC ? : Premier compte évolution pokémon !
Âge : 308 + 2 automnes.
Orientation sexuelle : Inchangée.
Race : Inchangée.
Groupe : Maître.
Métier : On va voir.


Parlez donc un peu de vous

Code du règlement (répondez à la question): J'veux pas.
Âge : Nan.
J'ai signé le règlement : Nan.
Une dernière volonté ? : Corrigez la faute du "réglement" en "règlement" siouplé.


PHYSIQUE
« Hey ! (Rire) Tu as entendu ? Ce qu'on raconte sur Lady Duncan pardi, Lady Luachaëlite Duncan. C'est si croustillant. Toute la bonne société – du moins, celle succube – connait son éblouissant changement. Ça ne te dit rien ? Bon sang, il faudrait se mettre à la page mais je suis généreuse donc je vais te conter ce qu'il se murmure aux lèvres des commères.

Tu vois au moins qui est Luachaëlite Duncan ? Tu n'as jamais rencontré la seconde fille des Duncan ! Il est vrai qu'elle passait clairement inaperçu... Donc je ne peux pas t'en tenir rigueur d'être aussi peu curieux.

Eh bien, c'était une succube introvertie, à la posture droite mais coincée, une crinière violacée qui encadrait un visage plutôt fin dont deux orbes saphir en étaient ancrés. Hum... C'est tout ce dont on se souvient de la belle. Elle n'était pas très voyante, mais ses manières étaient en somme correctes. Si c'était tout ce qu'elle avait pour elle.

La pauvre n'a jamais cessé d'être comparée à sa sœur aînée. Sa beauté éclipsait celle de Lady Luachaëlite Duncan et si elle ne l'éclipsait pas, elle était qu'une ombre ressemblant passablement à l'héritière.

Ce qui m'amène à notre sujet du jour ! La bête s'est complètement transformée ! Tous semblaient choquer à sa première apparition publique depuis des mois.

Ici encore les rumeurs vont bon train. Ou Luachaëlite Duncan aurait connu un sort tragique, le choc aurait été tel que ses cheveux violacés seraient devenu blanc comme neige. Ou c'est un moyen d'attirer l'attention sur elle ?
Même ses orbes saphir ont été remplacés par l'éclat du soleil le plus intense qui soit – des lentilles tu crois ? Elle est simplement méconnaissable désormais, sans compter que son caractère a changé lui aussi. Quoiqu’elle aborde souvent un air détaché comme autrefois, parfois entrecoupé d’expression de rage et de dégoût.

Personne ne reconnaît l’ancienne succube qui suivait sa sœur comme son ombre.

Mais s'il y a une bonne note à ça, c'est qu'elle a des courbes féminines ! Ou les avait-elle déjà ? Elle s’habille avec un peu plus d’élégance, des tenues qui sied mieux à sa carrure svelte et féminine, dans des tons souvent noirs ou violets. C’est sûr que ça change des vêtements simples qu’elle mettait, mais je trouve qu’elle s’habille désormais comme une personne de mauvaises mœurs.

Bien que je ne puisse pas démentir qu’elle est absolument magnifique ainsi… Peut-être que certain préféreront son ancienne apparence.


CARACTERE
Qui pourrait se vanter de connaître réellement Luachaëlite ? Si ce n’est sa sœur ou son frère, personne, sans aucun doute. Et aujourd’hui, ses pensées sont encore plus inaccessibles qu’avant. On dit qu’un événement peut changer une personne jusqu’au tréfond de son âme, il est temps de confirmer ces dires.

D’un naturelle flegmatique, son visage se mue désormais en un sourire sarcastique, ou au contraire, en une grimace de dégoût et de rage. La succube reste implacable en toute circonstance, faisant preuve d’une franchise tranchante et d’un désintéressement vexant. Sa froideur est toujours présente, comme un glaçon qui ne fondra plus jamais.

Elle se montre plus cruelle que jamais.

Assez des élans de bons cœurs, de compassion pour des esclaves ou pour des faibles. Assez d’être agréable pour plaire aux autres et recevoir un peu d’amour en contrepartie. Il suffit. Luachaëlite en a assez de se plier aux autres pour espérer avoir un retour positive à sa démarche ! Pourquoi se soumettre à ceux qui n’en ont rien à faire ? La succube fait parti désormais du camp des gagnants, elle a payé pour se retrouver au sommet, un prix conséquent et lourd à porter comme un fardeau.

L’événement tragique survenue en cours de route a quelque peu ébranlé Luachaëlite qui se sent vulnérable à l’intérieur. Sa dureté n’est qu’un moyen de camoufler son cœur meurtrie et ses peurs cauchemardesques. Ce qui tend à rendre son caractère instable, d’abord froide et cruelle pour masquer sa peur, tantôt délicate et apeurée en couinant pour mander du secours.

En intimité, la belle garde toujours des traces de douceur. Mais qui peut se vanter de les connaître ?


POUVOIR
Inchangé, si ce n'est que ça devient un pouvoir actif que passif.


HISTOIRE
L’objectif était simple : mener Luana jusqu’au sommet, à commencer par devenir l’esclave du Général Incube, et protéger son frère. La vie s’était montrée clémente à ce moment, lui offrant enfin une existence où il n’existait aucune injustice – si ce n’était celle d’être une esclave malgré son statut de sang-pur – que subissait régulièrement cette dernière auprès de ses parents et de la société.
Luachaëlite voyait en Andrew Ryan un protecteur et un employeur qui appréciait sa personne à sa juste valeur. Ces jours miséricordieux avaient commencé à rendre celle-ci plus heureuse de son sort, de sa liberté relative.

Alors… pourquoi tout détruire à nouveau ?

Sans prévenir, sa maîtresse par alliance s’était vu mourir par une main (encore) inconnue (pour l’instant). Son maître s’était donc volatilisé pour aller chercher l’assassin de sa femme. Loin d’éprouver un sentiment d’abandon, parce qu’ils n’avaient aucune relation intime si ce n’était celui d’un maître et d’une esclave, d’un employeur à une employée, Luachaëlite éprouva plutôt une peur de l’inconnue.

Andrew Ryan avait rendu son statut de maîtresse juste avant de disparaître. Elle retrouvait ainsi sa liberté totale et complète, sûrement une excellente nouvelle si elle n’avait pas plutôt vu ici un frein à sa vie. Comment aider sa sœur en étant une simple maîtresse ? Comment protéger son frère en étant une maîtresse de rien du tout ? Comment faire ?

Elle n’arrivait pas encore à se faire à cette idée, cherchant comment retrouver une position qui lui permettrait d’être un tremplin pour sa fratrie. Recommencer à zéro ? Supplier les lieutenants de lui donner du travail en échange d’information ? Se prostituer à un maître riche et puissant ? Que faire !

Cette vie cruelle voulu qu’à ce moment précis de sa vie, au tournant se trouve un événement qui allait changer à tout jamais cette dernière.

Profitant du chaos engendré par la Main de Dieu, de l’effervescence avant son arrivé, Luachaëlite fut prise par des maîtres avides de chairs et aux mœurs peu recommandables et forts douteuses. Enfermée et séquestrée, elle connut un sort peu enviable.

Pourquoi s’acharner à ce point sur elle ? Pourquoi ô vie cruelle ?

Sa condition de succube l’indisposait déjà plus que tout, devoir se donner sans connaître la personne était un problème majeur dans sa vie. Alors avoir besoin de recourir au sexe pour survivre… Quelle plaie. C’est ce que ces porcs ne tardèrent guère à exploiter. Ils l’affamaient par un poison, et si son corps rejetait la toxine grâce à son pouvoir, ils doublaient, triplaient la dose ; attendant qu’elle doive supplier en pleure pour aller se repaître sur son corps à tour de rôle. Prétextant ainsi que ce n’était pas un viol, puisqu’elle en demandait elle-même.

Combien de mains, de bouches, de langues sont passées sur son corps ? Combien de temps a-t-elle enduré ce cauchemar vivant ? Parce qu’elle appartenait au Général Incube, parce qu’elle devait aimer ça de ce fait ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi !

Le jour où la Main de Dieu envahit le monde, ce fut le jour de la délivrance pour Luachaëlite. Pendant que ces porcs avaient le dos tournés, trop occupés à se terrer comme des lapins pour ne pas subir l’attaque des anges, la succube s’échappa. Jurant de revenir se venger, elle ne tarda pas à mettre au point un plan de vengeance. Usant d’habilité pour paralyser les maîtres répugnants, elle corrompu – à l’aide du même poison qui avait longtemps drogué son corps – les gardiens qui avaient été jadis ses bourreaux.

Et, ils connurent le même sort qu’elle avait vécu.

« Crevez comme des chiens, immondes porcs que vous êtes. »


_________________
Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Wudu

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Amber Arinawël
Amber Arinawël


Race du personnage : Demi-démone par modification génétique

Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Sam 7 Avr - 14:31

re bienvenue du coup avec ce nouveau perso !

_________________
♦️ Fiche de RP

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Luachaëlite Duncan
Luachaëlite Duncan



Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Sam 7 Avr - 23:33

Mici bocoup !

_________________
Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Wudu

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Mephisto
Mephisto


Race du personnage : Démon of the démon

http://deliciouslyevil.variousforum.com

Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Lun 9 Avr - 14:16



Validation

Félicitation, tu es validé(e). Tu fais partie du groupe des esclaves !

Tu peux faire ta demande de maître ou esclave, lieux, métiers et RPs ICI
Amuses toi bien!

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.

Bakura
Bakura


Race du personnage : Démon ancien.

Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. | le Lun 19 Aoû - 12:00


   
   
Évolution de personnage

Félicitations, ton évolution est validée. Tu fais partie du groupe des Maîtres !

Tu peux faire tes demandes d'esclave, lieu, métier et RP ICI.

Amuse-toi bien !
   

_________________
Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Sign_Bakura_3
Ancienne sign:
Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Ywwq

« Ils me le paieront. Tous autant qu'ils sont. »

Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. Empty Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical.


Contenu sponsorisé


Re: Loin des yeux, loin du coeur : acceptable d'un point de vue médical. |

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum