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Alexander Archen - « La Rébellion est le pire des fléaux. »

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Alexander Archen
Alexander Archen

Race du personnage : Lycanthrope.

Alexander Archen - « La Rébellion est le pire des fléaux. » | le Mer 20 Nov - 13:31



AVATAR

Votre personnage


Avatar : Dimitri Alexandre Blaiddyd de Fire Emblem.
DC ou TC ? : Ne comptez pas, ça vaut mieux.
Âge : 301 ans.
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
Race : Lycan.
Groupe : Maître.
Métier : Soldat, candidat au titre de Général Lycan.


Parlez donc un peu de vous

Code du réglement : Dans une cavité parfaite, pour un moulage en douceur.
Âge : Chut.
J'ai signé le réglement : J’l’ai même réécrit !
Une dernière volonté? : A genoux.


PHYSIQUE

Entre son espèce naturellement prédisposée et un vécu martial déjà plus qu’important pour son âge – trop jeune pour avoir fait partie de la dernière grande guerre, mais de tous les fronts soulevés par la lutte contre la Rébellion – il n’est guère surprenant de constater qu’Alexander a une carrure réellement impressionnante. Grand, très grand même, musclé au point que même sous une épaisse armure il est impossible de l’ignorer, le premier mot que l’on a en tête lorsqu’on le rencontre est « puissance ». Et c’est loin, très loin d’être une impression trompeuse.

Des cheveux blonds encadrent son visage jusqu’à atteindre ses épaules pour les plus longues pointes. Ils sont censés être lisses, mais leur coiffure quelque peu désordonnée leur donne un aspect relativement « sauvage » qui ne fait que renforcer l’impression dégagée par sa carrure. Ses yeux sont d’un bleu pur, aussi profond que l’océan. A noter cependant qu’il porte un bandeau sur l’œil droit, bien qu’il ne soit pas borgne. Ce n’est absolument pas par coquetterie ou pour se donner un quelconque style cependant…

Concernant ses tenues, il est très souvent en armure, cette dernière étant sombre pour ne pas attirer ridiculement l’attention avec des parures éclatantes sur le champ de bataille. Une cape épaisse est néanmoins rattachée à ses épaules pour signaler son grade tant à ses alliés qu’à ses ennemis. Pour l’heure elle représente donc son statut d’Alpha d’une meute majeure et affiliée au clan van Harpen, mais à terme elle pourrait bien évoluer encore quelque peu afin de désigner l’homme à la tête de toute une race, en fonction de l’avenir qui lui est promis.

Comme un écho à ce goût pour les armures sombres, son pelage l’est quasi intégralement lorsqu’il se transforme. Il reste toutefois quelques trace d’or sur le sommet de son crâne, entre ses deux oreilles. Il n’aime cependant pas se transformer dans la mesure du possible, tant cela éveille en lui une soif de sang qu’il a parfois du mal à totalement maîtriser sous sa forme humaine…

Toujours lorsqu’il est sur le champ de bataille, l’homme est accompagné d’une arme longue, lourde et massive qui s’apparente à un glaive royal. Le genre d’arme qui demande une telle maîtrise qu’un autre que lui aurait bien du mal à la manier aussi efficacement. Malgré son aversion pour les pistolets et autres mitrailleuses, le loup a appris tant à s’en servir qu’à les combattre, puisqu’en ce monde peuplé de vermines rebelles il serait totalement sot de ne pas savoir lutter contre leurs armes les plus couramment utilisées.

Mais mettons un peu de côté le martial pour évoquer l’homme dans le civil. Ses apparitions publiques sont rares, bien qu’elles tendent à voir leur fréquence augmenter quelque peu à nouveau après une période d’isolement quasi-totale. Cependant, lorsqu’il se montre il le fait généralement en tenue rappelant son appartenance à la vie militaire, avec un uniforme très clairement orienté sur ses fonctions. Il lui arrive malgré tout de troquer cela pour des vêtements plus simples. Un ensemble veste, chemise et pantalon suffira alors à le couvrir.

Enfin, terminons sur ce qu’il a l’habitude de montrer aux autres le concernant. Eh bien à vrai dire… pas grand-chose. Depuis un certain événement qui sera évoqué bien assez tôt, l’homme est assez refermé sur lui-même, et cela se traduit par un sourire difficile à aller chercher. Il n’en est pas pour autant menaçant gratuitement bien entendu, mais dites-vous bien qu’il ne sera pas forcément simple de le voir se dérider ou simplement détendu en votre compagnie. Sans pour autant que vous n’y soyez pour quoi que ce soit, si cela peut vous rassurer.



CARACTERE
Si l’on s’intéresse au caractère d’Alexander, il faut être certain de la période à laquelle on fait référence. Car l’Alexander du présent n’a malheureusement plus grand-chose à voir avec celui qu’il était il y a encore un an de cela...

Par le passé, c’était un homme enjoué, souriant, volontaire. Sans être loufoque ou extraverti à l’excès comme le serait le cliché d’un héros de shônen, il n’en demeurait pas moins loyal, ouvert et généreux envers les siens. Toujours prêt à rendre service, à tendre la main aux plus démunis, à remonter le moral des troupes et à faire montre d’un sens aigu de la justice. Mais si l’on devait lui trouver une qualité qui surpassait les autres, c’était indéniablement son côté protecteur. Il aurait donné sa vie pour protéger celle des autres… Et c’est sans nul pour cela qu’il fut constamment en première ligne lors des différentes batailles qu’il a pu mener, mettant à l’honneur son rang d’Alpha d’une des plus grandes meutes de leur peuple par des exploits martiaux de plus en plus éclatants, lui valant le respect de ses pairs.

Mais ce côté protecteur exacerbé a été, paradoxalement, ce qui lui a valu un traumatisme d’autant plus profond… suite à la mort de sa famille. Nous ne parlons pas ici de ses parents, tous deux morts durant sa prime jeunesse dans un contexte déjà difficile à accepter pour le jeune garçon qu’il était alors. Mais de la perte de sa femme et de leurs deux enfants, dans des circonstances qu’il faudra bien malheureusement aborder durant l’évocation de son histoire…

Ce drame, à l’arrivée aussi brutale qu’inattendue, a profondément changé Alexander. Il n’en est pas devenu un être cruel et exagérément taciturne, ses trois siècles d’existence lui permettant fort heureusement de faire preuve de suffisamment de maturité pour ne pas sombrer dans un tel stéréotype. Mais les premiers temps furent tellement difficiles que le loup a mis des mois avant de seulement se montrer à nouveau aux yeux des autres, même de sa propre meute. Vivant reclus, seul, sans désir de voir qui que ce soit… Jusqu’à ce qu’une certaine Elena ne se décide à passer par là pour pousser son allié à se ressaisir et à retrouver sa véritable place. Ce ne fut pas chose aisée, mais la volonté et la personnalité si éclatante de la Générale Lycan parvint à suffisamment ranimer le regard vide de l’Alpha pour lentement le faire ressortir de sa tanière.

Malgré ce retour au premier plan et une volonté nouvelle insufflée par Elena suite à annonce bien particulière qui sera détaillée dans son histoire, il reste des séquelles qui ne sont pas prêtes d’être résorbées pour le moment. Le contact humain lui est difficile désormais. S’il arrive à passer outre dans le cadre de ses fonctions et à rester à l’écoute des autres, il a en revanche encore bien du mal à s’ouvrir à quiconque dans le privé.

Ni loquace, ni souriant, il peut donner l’impression d’être froid, voire sévère. Cela est sans doute dû à son sens des responsabilités et son côté dominant naturellement ancré dans ses gênes d’Alpha. Auparavant atténués par sa profonde gentillesse, ces traits ressortent aujourd’hui sous un jour un peu plus sombre. Et c’est bien pire encore lorsque l’on parle de la Rébellion… Dans ces instants, il peut paraître presque cruel tant il n’envisage pas la moindre clémence vis-à-vis des rebelles les plus actifs. Il n’en demeure pas pour autant totalement aveuglé par sa rancœur envers ce groupe, parvenant à faire la part des choses entre de véritables terroristes et ceux dont les crimes sont plus légers… Sa gentillesse et son grand sens de la justice évoqués plus tôt, s’ils ont aujourd’hui cédé un large terrain face à une facette plus meurtrie de lui-même, n’en demeurent pas moins présents encore quelque part au fond de lui et expliquent sans doute ce discernement dont il est capable de faire montre… pour le moment.

Sans cela, il n’aurait pas ce désir de répondre à l’appel d’une amie Générale qui l’a directement sollicité pour un but très précis. Sans cela, il ne se sentirait pas capable, porté par cette volonté de répondre à sa volonté, d’en assumer les responsabilités.

Sans cela, il ne serait pas Alexander Archen, tout simplement.


POUVOIR
Iris Royale : L’œil droit d’Alexander renferme un pouvoir héréditaire puissant, extrêmement puissant, qu’il ne déploie qu’en cas de force majeure tant cela lui draine de l’énergie.

Lorsqu’il dévoile son œil à l’iris au motif hors norme et qu’il déploie le pouvoir qu’il renferme, toute personne ou objet se trouvant dans son champ de vision se retrouvent tétanisés, étreints par une force dont il n’est possible de se défaire. Qu'ils soient seuls, dix, cent... Il n’y a pas de limite au nombre d’individus ou d'items qu’il peut enfermer dans cet étau immatériel mais ô combien contraignant.

Un atout terriblement efficace en cas de conflit généralisé, qui permettrait à Alexander de décimer une armée à lui seul. Mais vous vous en doutez, un don si puissant à tout de même ses contraintes : outre une grande fatigue, la pression mise sur son nerf optique se déploie progressivement à l’ensemble de son système nerveux et finit par le tétaniser lui-même s’il le sollicite à l’excès.

De plus, plus les personnes qu’il étreint par ce pouvoir sont puissantes, moins la durée de son pouvoir sera prolongée. Sur des personnes lambda, l’effet peut facilement courir sur un quart d’heure sans qu’il ne se fatigue. Pour des personnes très puissantes en revanche, il sera non seulement difficile de les immobiliser totalement, mais l’effet ne saura également dépasser la minute sans qu’Alexander ne doive marquer une pause pour ne pas subir de contrecoup trop vif. Elles resteront néanmoins fortement contraintes dans leurs mouvements, rendant cette capacité décisive si utilisée à bon escient.


 
HISTOIRE
A l’instar du clan van Harpen, le clan Archen a toujours fait partie du paysage lycan. Cette meute, fidèle alliée de celle qui a longtemps été à la tête de toute une race, s’est démarquée tant par sa loyauté que par son esprit fédérateur. Deux traits de caractère qui ont forgé le jeune Alexander Archen, né il y a trois siècles en des temps où la paix avait certes été acquise au prix d’une guerre de deux cents années, mais où sa solidité était sans cesse érodée, déjà, par un fléau nommé Rébellion.

En dépit de ce danger constant en toile de fond, l’enfance du lycan fut plutôt heureuse. Une meute soudée, des amis fidèles dont l’une fut particulièrement présente durant sa prime jeunesse, des parents aimants… La première décennie du jeune loup fut plus qu’épanouissante. Malheureusement, cela ne dura pas aussi longtemps que l’on aurait été en droit de l’espérer pour un peuple qui avait toujours combattu pour préserver son indépendance et son mode de vie.

En effet, ses parents, tous deux engagés dans l’armée lycan, périrent au cours d’une mission commune, suite à un guet-apens orchestré par un groupuscule rebelle particulièrement virulent. Cela ébranla bien évidemment le jeune loup, mais à cette époque son entourage très présent avait su lui faire surmonter cette terrible épreuve. Cela développa néanmoins ce sens de la justice décrit dans son histoire, et le poussa à embrasser une carrière militaire à l’instar de ses défunts géniteurs.

Rapidement le talent martial d’Alexander se fit plus qu’évident, et le mena naturellement à prendre la tête de sa meute une fois qu’il fut en âge d’endosser un tel rôle. Outre une grande force, il fit également montre d’un sens inné de la stratégie lui permettant de mener les troupes qui lui étaient confiées avec efficacité, tant pour préserver la vie des siens que pour prendre celles de leurs ennemis. Toujours en première ligne au cours des différents conflits ayant émaillé l’Histoire depuis l’arrivée au pouvoir des races maîtresses, il fut surtout en charge des fronts les plus importants aux yeux de Grégoire van Harpen, le héros et Général Lycan dont la force avait une telle aura qu’elle inspira énormément le jeune Alpha, le poussant à toujours surpasser ses limites.

Cela lui permit de développer une force telle qu’il n’aurait pas été surprenant de le voir lui-même accéder au poste de Général un jour, ou tout au moins prétendre à une position de Lieutenant en attendant cette éventuelle opportunité. Pourtant, jamais Alexander n’en exprima le souhait. Sa position d’Alpha du clan Archen lui permettait déjà de diriger une meute importante et surtout, servir en qualité d’officier supérieur lui permettait de rester là où il estimait être sa place : en première ligne. Et puis, Grégoire ayant eu une fille prometteuse du nom d'Elena, il n'y avait aucune raison pour lui de chercher à convoiter la place qui reviendrait légitimement à cette héritière potentielle.

Mais désintéressons-nous quelques instants de son parcours militaire pour nous attarder sur le plan personnel à nouveau. De longues années durant, le lycan parvint à concilier une présence forte au sein de sa meute et une activité croissante à travers les différentes batailles à mener contre la Rébellion. Mais ses absences, de plus en plus longues et surtout le menant régulièrement à l’infirmerie, eurent certaines conséquences pour le moins inattendues.

Un gain immense. Et une perte tout aussi importante.

Car ces visites à l’infirmerie, de plus en plus fréquentes donc, le menèrent peu à peu sur le chemin de… l’Amour. Une terre que le loup n’avait encore jamais explorée de près ou de loin, mais qu’il découvrit avec celle qui avait pris soin de panser ses plaies avec une assiduité loin d’être anodine. Bianca, qui prendra plus tard le nom de son futur époux. Elle-même éprise de son congénère, l’issue n’en devint que plus évidente et confirma ce cliché usé tant de fois au cinéma : un couple prit naissance entre le vaillant soldat et la douce infirmière.

Mais une note gâcha quelque peu ce tableau aux allures idylliques. Car, pour une raison que le jeune mâle qu’il était encore n’avait pas vraiment pu comprendre, l’apparition de ce couple coïncida avec la disparition d’une amie. Une amie précieuse, une amie d’enfance avec qui il avait tissé de nombreux liens mais qui disparut du jour au lendemain, apparemment en proie à une fureur dont il ne fut malheureusement pas le témoin direct. Et en dépit de ses efforts les temps qui suivirent, jamais il ne put remonter la trace de celle qui parvint à s’évanouir dans la nature, laissant une blessure profonde au cœur d’un Alexander qui put néanmoins compter sur le soutien de sa bienveillante conjointe pour le panser quelque peu, au sens figuré cette fois.

Deux enfants naquirent de cette précieuse union, il y a de cela treize et neuf ans. Un garçon, puis une fille, qui firent le bonheur de ce couple, déjà si heureux depuis des décennies, pendant douze années de paix. Une paix toujours relative, et que la menace Nivix survenue il y a maintenant presque deux ans a rendu plus fragile encore.

Cela poussa le loup à se montrer plus actif à nouveau sur le plan martial, pour aider la population touchée par l'assaut des ombres, puis pour prévenir la montée de la Rébellion aux différents fronts soulevés par cet événement de grande ampleur, le premier ayant secoué le pouvoir assez sérieusement. Suffisamment pour permettre à Archibald, leader rebelle longuement porté disparu, de refaire surface publiquement quelques mois plus tard, renforçant encore ce désagréable sentiment de montée en puissance de la cause rebelle.

Une cause aux méthodes proprement indéfendables aux yeux d'Alexander. Et ce jugement, déjà fortement ancré dans son esprit par la mort de ses parents et sa loyauté envers les van Harpen, n'en fut que plus intense suite à ce qui constitue aujourd'hui le plus grand drame de sa vie. Celui-là même qui l’a profondément changé.

Alors que Grégoire cédait sa place dans des circonstances quelque peu discutables, et qu'Elena, sa fille, fut pressentie pour lui succéder et revint elle aussi en première ligne, un conflit majeur éclata dans le Sud du continent américain. Une guerre ouverte... contre les forces rebelles, apparemment décidées à s'approprier des terres de manière officielle.

Dépêché au Brésil par le conseil lycan avec l’ensemble de sa meute, puisque celle-ci était composée tant de puissant guerriers que d’un personnel médical compétent mené par Bianca Archen, le couple et leurs enfants se retrouvèrent ainsi réunis en ces terres en proie à une guerre sans merci. S’il avait pu s’en dispenser, Alexander aurait tout fait pour laisser sa famille au continent nord-américain, mais il n’avait pu que donner raison au conseil lycan : chaque membre compétent se devait d’être déployé pour tenter d’endiguer la menace rebelle, réellement sérieuse au vu des dégâts déjà causés à leur arrivée sur place.

Quant aux enfants… Impossible là encore de les laisser en Amérique. La meute entière ayant suivi leur parcours vers le Sud, ils refusèrent tous deux d’entendre raison et d’accepter l’idée que des « inconnus » les surveille en l’absence de leurs parents, menaçant de fuguer pour les rejoindre à la première occasion. Et même si bien sûr un tel projet paraissait totalement impossible à mettre à œuvre, le risque qu’ils se mettent en danger loin d’eux décida Bianca et Alexander à les emmener eux aussi, bien que cela imposerait une garde renforcée autour des différents enfants composant leur meute.

Une décision… stupide. Et dont Alexander n’a de cesse de se lamenter depuis…

Vous avez sans doute deviné désormais la nature du drame qui s’annonce. Celui-ci frappa lors de la bataille de Brasília, la capitale du Brésil qui fut l’ultime théâtre de la guerre dans ce pays entre la Coalition Maîtresse et la Rébellion. Une bataille longue de deux semaines, où chaque quartier s’obtint au prix d’un lourd tribut dans chaque camp. Peu à peu pourtant, il devint de plus en plus clair que la bataille tournait en faveur des forces maîtresses… Au point qu’à la surprise d’Alexander, lors de ce qui aurait dû être le dernier jour de cette bataille, des ennemis pourtant jusqu’ici farouches quelle que soit leur situation se retirèrent subitement des ultimes rues qu’ils contrôlaient encore. Laissant le commandant perplexe… avant qu’un pressentiment ne le pousse à rappeler ses hommes au plus vite pour leur demander de faire route vers Vitória da Conquista, la ville au nom si lourd de sens dans laquelle sa meute et d’autres alliés venus en renfort avaient érigé leur camp lors de leur arrivée au sud du continent.

A mesure que ses troupes progressèrent vers la ville, le malaise d’Alexander s’intensifia. Tout semblait indiquer qu’ils étaient devancés par un groupe… et cette sensation de plus en plus oppressante trouva la pire des confirmations possible lorsqu’ils atteignirent leur destination.

La ville était en ruines.

Par pure vendetta, les rebelles en fuite vers l’océan Atlantique avaient mis le camp ennemi à feu et à sang, en provoquant le plus de dégâts possible. Sans distinction aucune sur la nature de leurs cibles. Tremblant, le commandant avança à travers les bâtiments en ruine, recherchant son épouse, ses enfants, ainsi que les membres de son clan restés en retrait pour les siens. Et s’il retrouva certains d’entre eux, blessés mais bien en vie…

… Il n’en fut pas de même pour Bianca et les deux êtres qu’elle avait tenté de protéger de son corps de l’effondrement d’un immeuble. Les trois corps, sans vie, furent retrouvés par un des officiers de l’Alpha, qui ne put se résoudre à ce seul rapport et courut à en perdre haleine vers l’endroit où sa famille aurait été aperçue.

Pour se rendre compte que ce n’était en rien un mensonge.

Hurlant à la mort dans un cri effroyable, Alexander sentit le monde s’effondrer sous ses pieds. Il revivait le traumatisme de son enfance à l’annonce de la mort de ses parents, mais avec une intensité telle que son esprit perdit pied en même temps que ses jambes qui le firent tomber à genoux.

Combien de temps avait-il hurlé, pleuré, serré les siens dans ses bras comme s’il y avait le moindre espoir de les ramener à la vie ? Il ne saurait le dire. Des heures, sans doute. Il avait fallu en tout cas un long moment pour que ses hommes parviennent à le convaincre de cesser d’étreindre ainsi sa famille, afin de pouvoir enfin leur offrir une véritable sépulture. Après cela, Alexander disparut, des jours durant, pendant que les siens pansaient les plaies de ceux qui pouvaient encore être sauvés et reconstituaient leurs forces en vue de prêter main forte aux troupes en pleine bataille dans les pays limitrophes.

Ce ne fut qu’au moment du départ que le commandant refit son apparition, le visage sombre, son glaive à la main. Sans un mot il guida ses troupes jusqu’au front vénézuélien, où il fit un véritable carnage dans les rangs ennemis… non sans inquiéter ses propres alliés, tant leur leader semblait s’acharner à décimer le moindre rebelle jusqu’au dernier, y compris ceux qui avaient perdu la volonté de se battre et étaient prêts à se rendre.

La guerre du Sud se termina ainsi, sombrement, avant qu’à nouveau Alexander ne disparaisse sans laisser de trace, même auprès des siens. Seule une personne fut informée de l’endroit où le commandant se terrait : Elena van Harpen. En dépit de son état psychologique, Alexander n’avait pu taire sa loyauté envers cette famille et à la nomination d’Elena, il lui avait sobrement envoyé un message pour qu’elle sache où le contacter si elle avait besoin de ses services, puisqu’il n’était plus question pour lui pour le moment de retrouver l’armée et cotoyer qui que ce soit.

Et peut-être fut-ce cela qui poussa Elena à se rendre elle-même sur place, plutôt qu’envoyer des hommes le chercher. La Générale trouva un être taciturne, silencieux, au regard éteint malgré une très faible trace de surprise lorsqu’il l’avait découvert sur le pas de la porte de l’abri qu’il s’était choisi.

Pourtant, il l’avait écouté. Par loyauté. Et parce qu’il était difficile d’ignorer quelqu’un comme elle, à l’aura solaire et au tempérament fort, digne de la descendante de Grégoire qu’elle était. Et au terme d’un discours tantôt houleux, tantôt empreint de douceur… Alexander accepta de reprendre pleinement du service, et de cesser de vivre enfermé dans son chagrin, coupé de tout et de tous.

Et dire que c’était une gamine de cinquante ans sa cadette qui lui faisait la leçon…

Avant de se retirer, Elena lui annonça cependant autre chose qui prit très clairement le lycan de court. Sa volonté de plus en plus forte de se retirer de ses fonctions, bien qu’elle souhaitait encore se laisser le temps d’achever certaines choses et de confirmer son sentiment. Mais plus que cette nouvelle déjà suffisamment ébranlante en soi, elle lui fit part d’une requête toute particulière à ce sujet. Son souhait de le voir lui, Alexander Archen, lui succéder si d’aventure elle venait bel et bien à quitter son poste de Générale Lycan.

Ce fut peut-être cela qui remit le plus en question le loup, les jours qui suivirent cette improbable visite. Lui, Général Lycan ? Certes il avait très vite été Alpha de sa meute et toujours proche de celle à la tête de leur peuple, mais… serait-il vraiment un bon leader pour autant ?

Autrefois, avant la perte de sa famille, il aurait sûrement répondu par l’affirmative, au vu de ses différents succès militaires et de l’épanouissement des siens. Peut-être était-ce pour cela d’ailleurs qu’Elena avait souhaité le recommander lui. Elle pensait à cet Alexander. Celui-là même qu’elle était venue personnellement sortir de sa tanière. Mais l’homme qu’il était désormais, assoiffé de sang rebelle… Serait-il réellement un Général respectable ?

C’est avec ces tourments intérieurs qu’Alexander s’aperçut, alors qu’il quittait la forêt dans laquelle il avait élu provisoirement domicile, de l’attaque des anges sur la ville voisine. Sans même réfléchir, il se porta au secours des civils, et prit peu à peu la tête des opérations pour aider les soldats et autres forces de police présentes sur place à contrer cette menace venue des cieux.

Et ce ne fut que lorsque, à l’issue d’une éprouvante bataille qui avait laissé des plaies béantes dans la cité, il vit son entourage le remercier pour son commandement exemplaire et pour avoir réussi à sauver tant de vies qu’il comprit qu’il restait peut-être encore quelques traces de cet ancien Alexander en lui.

La suite ne fut pas des plus aisées pour autant. S’il revint pleinement à ses fonctions militaires et se montra un peu plus ouvert envers ses camarades, dès lors qu’il retournait à sa vie privée, le spectre de sa famille disparue le poussait à rester seul jusqu’à son retour côté militaire.

Les semaines s’écoulèrent ainsi, jusqu’à l’annonce parvenue récemment : Elena van Harpen démissionne de son poste de Générale… Et recommande un successeur désormais prêt à poursuivre son œuvre : Alexander Archen. Même si malgré cette volonté, l’homme va devoir se reconstruire sur le plan personnel…

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Anonymous
Invité
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Re: Alexander Archen - « La Rébellion est le pire des fléaux. » | le Mer 20 Nov - 23:18

Rebienvenue ♥

Dimitriiiiii ♥

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Coraline
Coraline

Race du personnage : Ange

Re: Alexander Archen - « La Rébellion est le pire des fléaux. » | le Jeu 21 Nov - 9:44



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