anipassion.com

Deliciously Evil :: Administration :: Personnages :: Personnages validés :: Rebelles

Projet anima (Fiche de Syndrael)
Aller en bas

Syndrael
Voir le profil de l'utilisateur
Race du personnage : Archange
MessageSujet: Projet anima (Fiche de Syndrael) Sam 28 Juil - 19:28


AVATAR

Votre personnage


Avatar : Ciri/Zireael de série des The Witcher
DC ou TC ? : nope
Âge : 575 ans
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Race : Archange
Groupe : Rebelle (insurgée)
Métier : Chasseuse de primes


Parlez donc un peu de vous

Code du réglement (répondez à la question): c'est une question indécente voyons !
Âge : 21 printemps
J'ai signé le réglement : Tout à fait
Une dernière volonté? : Manger...


PHYSIQUE
Syndrael est comme la plupart de ses semblables, une créature qui attire l’oeil de par sa beauté surnaturelle. Les siècles n’ont pas tracés de marques du temps comme les rides ou autre sur ses traits. L’ange est de taille moyenne, assez fine et avec des courbes harmonieuses et féminines. Pourtant elle n’a rien d’une frêle demoiselle fragile, loin d’être du genre à se briser au moindre choc. Tout son corps est entretenu par un entraînement journalier des plus rigoureux, bien sûr sa carrure n’est pas impressionnante, sa musculature est fine et sèche, mais puissante. Certains quelques fois se sont mépris, la croyant faible, à tort, un nez cassé plus tard ils ont compris leur erreur.

Ses jambes sont longues et galbées par l’activité physique, souvent gainées dans un pantalon près du corps mais donc la matière offre une totale aisance de mouvements, noir le plus souvent, recouvert d’une bonne paire de bottes en cuir. En haut elle porte généralement une chemise blanche à large encolure avec par dessus un corset en cuir court qui s’arrête sous la poitrine, protégeant ainsi ses flancs et son ventre tout en soulignant la silhouette de sa taille. Par dessus ce corset il n’est pas rare de trouver un ceinturon auquel selon les missions, est rattaché son épée bâtarde ou ses katanas, si elle a besoin des trois l’épée bâtarde sera fixée dans son dos grâce à une sangle de cuir passé sur son épaule en bandoulière. Cependant dégainer ainsi étant compliqué elle est obligé de prendre le temps de retirer la bandoulière de cuir de son épaule pour sortir l’épée en jetant le fourreau et la courroie de cuir au sol. Autour de son cou pend souvent une chaîne avec un médaillon en argent en forme de tête de loup, signe distinctif de son ancienne escouade, dont il ne reste aujourd’hui plus qu’elle.

Niveau vestimentaire elle reste souvent dans ce style, qui lui convient pour le côté pratique et sobre. Pourtant on peut dire que globalement tout lui va bien, mais elle a tout de même une préférence pour ce qui est confortable et pratique, ainsi que pour les corsets courts. Pour les missions plus dangereuse elle revêt une armure de plates et de maille, la plate seule entravant trop ses mouvements et étant présente juste sur les parties les plus vulnérables de son corps.

Passons à son visage, son teint est pâle, ses traits fins et délicats, une jolie bouche bien dessinée surmontée d’un petit nez. Mais ce qui attire le plus le regard ce sont ces deux yeux en amande, d’un vert captivant. Ils se plongent dans votre regard et le soutiennent, animés d’une flamme farouche et sauvage. Dans ses yeux on peut voir qu’elle a vécu de nombreuses choses, et que celui qui voudra briser sa volonté n’est pas encore né.

Des cheveux gris blancs lui arrivent sous les omoplates, elle les remonte souvent en un chignon brouillon dont les mèches s’échappent pour cacher une partie de son visage, ce qui l’arrange bien.
Syndrael pourrait être une femme très belle, si une cicatrice de défigurait pas son joli visage, courant de sa paupière inférieure gauche jusque sur sa joue pour rejoindre le haut de sa mâchoire. Par chance son oeil et sa paupière ne sont pas abîmés, la cicatrice commençant juste en dessous. Souvenir sanglant de sa plus dure bataille, où elle a perdu bien plus qu’un joli profil. Des cicatrices on en trouve quelques autres, fines et plus discrètes sur le reste de son corps, les risques du métier il paraît.

Au niveau de l’attitude, on ne peut pas dire qu’elle soit la personne la plus avenante qu’il soit. Cela fait un moment que ses lèvres sont avares de sourires, longtemps que sa jolie voix n’a pas laissé entendre un rire. C’est une femme de combat, elle y a consacré toute sa vie et est bien moins à l’aise quand il lui est interdit de porter des armes. D’un premier abord elle semble froide et insensible, masque impassible qui sert à cacher un champ de ruines.



CARACTERE
L’archange est une femme forte, si bien physiquement que psychologiquement. Dans son regard droit et franc on peut voir une détermination et une volonté inébranlable. Dans ses prunelles vertes on peut aussi facilement distinguer une flamme indomptable et une colère intense dès qu’elle croise un démon. Le pardon est une grande vertu qu’elle ne possède malheureusement pas, du moins pas pour l’instant, et elle n’aura de cesse de se battre tant que des ennemis se dresseront sur sa routes. Il faut savoir que Syndrael a été formée pour se battre, pour éliminer la menace que sont les démons. Et elle tue de sang froid, sans aucunes pitié pour les pourritures qu’elle chasse.

Il faut dire qu’après avoir été contrainte de tuer elle même l’homme qu’elle aimait, elle a les mains tellement couvertes de sang qu’il lui devient difficile de s’en émouvoir. Elle a perdu ce jour là Uriel, et le reste de son escouade qui était comme une famille pour elle. Elle ne se souvient pas de cette terrible nuit, ayant fait elle même le choix de sceller ce souvenir pour être capable de continuer à avancer.

Peu souriante, peu avenante, Syn porte souvent un masque froid et distant, pour tenir les autres à l’écart et se protéger. Certes, de base la sociabilisation a toujours été un peu délicate avec elle et gagner sa confiance n’est pas chose aisée. Mais la douleur de la perte de son escouade a laissé en elle des cicatrices encore vivaces malgré le temps qui s’est écoulé. Dans le fond ce qu’elle redoute le plus est probablement de revivre ça à nouveau, de se retrouver impuissante alors qu’on lui arrache à nouveau un proche. Au moins en ne s’attachant pas on limite les risques.

Pourtant la solitude est un poids pesant aussi. L’éternité est quelque chose de terriblement long quand on porte le poids de la peine, de la rancoeur, de la douleur, de la haine, et un terrible sentiment d’impuissance. Bien qu’elle ne puisse plus cauchemarder de cette fameuse nuit grâce au sceau sur sa mémoire, le sommeil est une chose rare et désagréable chez elle, hantée de nombreux fantômes du passé.

Souvent les paroles d’un vieux japonais lui reviennent en mémoire, sur le katana qu’elle porte. Il lui arrive de penser qu’il avait raison et que cette lame appelle le sang et apporte le malheur. Après tout elle s’est découvert un plaisir de la chasse, une sorte de besoin… et sa lame a déjà bu beaucoup de sang, dont celui d’une personne chère. Et le malheur, elle en a vu assez durant cette guerre, tant le sien que celui des autres.

Pour terminer sur une note plus positive, pour ceux qui savent se montrer digne de confiance, Syndrael est une alliée de choix. Sa loyauté envers ses proches est peut être plus grande que celle qu’elle a envers le Seigneur. Si elle avait dû s’opposer à ses semblables pour sauver son escouade, elle l’aurait fait sans hésiter. C’est une personne sur qui on peut compter, elle donnerait sa vie pour un être cher. Une fois que le masque tombe on découvre une femme ravagée par la guerre, mais pourtant avec encore la force de se tenir péniblement et de se dresser face à l’adversité, pour protéger le peu qu’il lui reste : son honneur, sa fierté, et la mémoire de ceux qui sont tombés. Car oui, quitte à mourir ça sera les armes à la main.

Un dernier point, Syndrael a des peurs, comme tout le monde, mais elle ne craint pas de mourir. Au moins elle aurait enfin le repos et pourrait retrouver les siens. Dans une situation désespérée, plutôt que de tomber aux mains de l’ennemi l’archange serait capable de mettre fin à ses jours de sa propre lame pour mourir avec dignité.


POUVOIR
Mnémosyne

Syndrael a le pouvoir d’altérer la mémoire. En effet en posant ses mains sur la tête d’une personne elle peut sceller un souvenir dans son esprit. Il ne s’agit pas de l’effacer car le sceau peut être levé, soit par ses soins, soit à cause d’un choc psychologique en rapport avec le souvenir (pour les personnes les plus fragiles), soit avec le temps pour les créatures immortelles ou ayant une très longue longévité. Généralement pour qu’elle ait accès au souvenir, qui peut être une personne, un événement, ou un sentiment particulier, il faut qu’il soit assez marquant pour la personne. Ensuite, quand elle scelle un souvenir elle en prend connaissance, pas de toute la mémoire, juste de l’élément ciblé. Elle peut aussi à l’inverse raviver un souvenir enfoui chez une personne, oublié avec le temps ou altéré par autre chose, de même que pour le sceau elle en prend connaissance. Plus le souvenir à traiter est long et marquant, plus c’est fatigant pour Syndrael et éprouvant psychologiquement, les souvenirs des autres ne sont pas toujours plaisants à connaître.


HISTOIRE

Le commencement

Syndrael n’a pas de souvenir de ses parents, elle se demande même si elle en a jamais eu. Elle n’a vécu avec eux que ses premières années et le temps a fini par effacer le souvenirs des traits de leur visage, de leur voix, des berceuse que sa mère lui fredonnait. Encore maintenant elle ignore s’ils sont toujours en vie et ça ne l’a jamais vraiment préoccupée, la seule famille qu’elle a considéré comme telle est son escouade.

Très tôt l’enfant a reçu une éducation complète auprès d’érudits qu’elle côtoyait plus que ses parents, ce qui explique probablement qu’elle ne se souvienne pas vraiment d’eux. On lui a ainsi enseigné l’histoire, celle des cieux et celle de la Terre, les lois divines, tout un tas de choses sur les démons et les êtres qu’ils devaient protéger. A côté de cela elle recevait un entraînement physique pour la préparer à l’avenir.

Projet Anima

A sa majorité Syndrael qui ne vivait déjà plus chez ses parents depuis longtemps, intégra un projet pour lequel on l’avait éduqué jusque là. Le projet Anima avait pour but de créer une petite escouade d’anges formés depuis leur enfance pour devenir une arme militaire utile en cas de conflit avec les démons. Ce petit groupe d’élite serait parfait pour les missions de terrains nécessitant efficacité et discrétion, et où envoyer un bataillon entier de l’armée était impossible. Ils étaient 6 d’à peu près le même âge sous les ordres d’un archange du nom d’Uriel.

Cette rencontre changea la vie de Syndrael, Uriel était un homme charmant, gentil et prévenant envers ses subordonnés. Pourtant lors des entraînements il ne retenait pas ses coups, la jeune femme ne compte plus le nombre de bleus, de côtes fêlées ou autre os cassé lors de leurs affrontements. Mais c’est un agréable souvenir que le temps n’a pas effacé. L’ange donnait son maximum pour réussir enfin mettre son supérieur au tapis, se relevant après chaque échec. Quand enfin elle prenait le dessus et le mettait à terre, le surplombant fièrement, il ébouriffant ses cheveux avec un sourire désarmant. Ce sourire, cette main chaude sur sa tête, ses compliments quand elle progressait, on peut dire qu’elle s'entraînait durement pour ces instants de bonheur.

A quel moment Uriel a-t-il gagné une place spéciale dans son coeur ? Elle ne saurait dire, mais c’était un homme pour lequel elle avait un profond respect et beaucoup d’admiration. Il savait révéler le potentiel de ses recrues, il était dur quand il s’agissait d'entraînement, car il ne voulait pas les perdres une fois sur le terrain.

Après le combat à mains nues le groupe Anima fut formé au maniement de différentes armes. Rapidement des prédispositions pour les techniques à l’épée et au sabre se révélèrent chez Syndrael. Uriel excellait aussi dans ce domaine et fut son maître instructeur. Plus encore que dans les entraînements à mains nues, l’archange était intraitable et ne laissait rien passer. Son épée bâtarde en main, utilisée souvent à deux mains, parfois à une seule selon les mouvements, la jeune femme continuait à croiser le fer sans relâche.

Un jour Uriel fit essayer à sa jeune recrue un sabre venu de la terre, un sabre forgé au pays du soleil levant, à la lame légèrement courbée et bien plus léger que son épée habituelle. Très vite cette arme plu à Syndrael qui pu développer pleinement son potentiel. L’épée bâtarde permettait de mettre plus de force et de puissance, mais le katana, léger permettait des coups bien plus rapides et précis.

Le sabre maudit
L'entraînement de l’escouade portait ses fruits et Syndrael était assez proche d’Uriel. Tous les sept étaient un peu comme une famille, malgré le bourrage de crâne qu’on avait soigneusement fait aux six recrues, ils étaient soudés et passaient de bons moments ensemble. On leur avait inculqué que les démons étaient les souillures de ce monde et que si un jour ils paraissaient à nouveau, ils devraient les éliminer.

Un jour Uriel emmena Syndrael sur terre, dans un pays nommé Japon. Ils se rendirent auprès d’un homme qui vendait des sabres forgés par les plus illustres forgerons du pays. L’archange opta pour un katana Masamune, une lame superbe et bien équilibrée. Sans vraiment savoir pourquoi la jeune femme fût attirée par une autre lame. Un katana Muramasa. Le vieil homme les observa un long moment quand ils eurent fait leur choix. Puis il prit la parole avec un air sérieux.

“Le destin joue parfois de drôles de tours… Vous avez choisi ces lames, vous qui semblez liées, sans savoir qu’elles le sont aussi. Car voyez vous elles aussi ont une histoire…”

Il leur raconta donc, que les deux maîtres forgerons avaient fait ces lames pour mesurer leurs talents, et savoir lequel ferait la meilleure. Quand ils eurent terminés leur ouvrage ils longèrent les lames dans la rivière. La lame de Masamune tranchait chaque feuille à la surface de l’eau et faisait siffler le vent, mais les poissons venaient nager autour sans craintes. La lame de Muramasa elle tranchait tout, les feuilles à la surface, les plantes qui ondulaient au fond de l’eau et tout être vivant qui nageait près de sa lame. Masamune fut déclaré vainqueur, car sa lame, parfaitement équilibrée ne tranchait que ce qui était nécessaire et laissait la vie au reste.

“Voyez vous, l’un de ces sabres n’est fait pour trancher que ce qu’il faut… Mais les armes de Muramasa sont maudites… On dit qu’elles ne peuvent être rengainées sans avoir été abreuvées de sang et qu’elles causent la perte de leur porteur.”

Uriel sourit en entendant ça et pose la main sur la tête de Syndrael.

“Rassure toi, ce n’est pas le sabre qui défini ce que tu es, mais l’utilisation que tu en fais.”

La guerre

Le groupe Anima était fin prêt quand la guerre se déclara avec cette nouvelle vague de démons. Ils furent envoyés sur le terrain à de nombreuses reprises. Généralement quand les démons cibles étaient dans des lieux où déployer l’armée était trop délicat ils y allaient. Eux qu’on avait conditionné depuis l’enfance pour affronter les démons, eux à qui on avait appris qu’il valait mieux mourir au combat que perdre une bataille. Leurs résultats étaient bons, ils rentraient souvent blessés, couverts du sang de leurs ennemis. Certains les voyaient d’un mauvais oeil, eux qui revenaient les mains souillées de sang, sans aucune expression sur le visage pour ensuite se bousculer joyeusement une fois propres. N’avaient-ils donc aucune âme pour réussir à rire avec tout ce sang versé ?

En réalité, outre leur conditionnement psychologique quasi parfait, ce qui permettait aux Animas de rire, c’était simplement de rentrer en vie tous les sept. Ce qui leur permettait de se jeter à nouveau dans le combat sans crainte était de savoir que les autres étaient à leurs côtés, et qu’ils devaient rentrer ensemble.

Cela dura quelques dizaines d’années, années durant lesquelles Syndrael se démarqua par de nombreux faits d’armes qui lui permirent de se hisser au rang d’archange à son tour. A présent elle était au même niveau qu’Uriel.

Ces deux là se couvaient mutuellement d’une affection que tous avaient remarqués. Pourtant ils n’en dirent pas un mot, ils ne cherchèrent pas à aller plus loin. Tous deux savaient que les circonstances n’étaient pas bonnes, s’engager en période de guerre, ça aurait été rendre la vie de l’autre encore plus dure en cas de non retour de mission. Uriel un jour avait soufflé à sa précieuse alliée “quand tout ça sera fini…” promesse discrète d’un avenir à deux, quand leur travail serait terminé. Après tout ils avaient toute l’éternité.

Le goût du sang

La douce ambiance des Anima changea lors d’une mission, leur optimisme leur éclata au visage. Une petite erreur, et l’un des leurs, un homme de grande taille maniant une lance, se retrouva grièvement blessé. La mission fut réussi et ils ramenèrent leur compagnon jusqu’au camp. Se relayant à son chevet, sauf une qui ne le quittait jamais. Une ange de petite taille, une archère qui ne ratait jamais sa cible. Tout le groupe savait que ces deux là s’étaient fiancés et que la blessure de leur ami était d’autant plus dure à supporter pour elle. Le pauvre ne passa pas la nuit. Tous eurent du mal à encaisser cette perte, la première. Mais plutôt que de leur faire baisser les bras, ça alluma en eux une rage ardente de se battre pour éliminer les pourritures qui avaient pris cette vie.

Vers la fin de la guerre ils furent envoyés sur une mission délicate. Contraints de se séparer en deux groupes Syndrael parti dans le bâtiment avec deux autres Animas tandis qu’Uriel s’occupait des extérieurs avec les deux autres. Ce fut là leur plus grave erreur. Le démon les attendaient et avait soigneusement anticipé leur plan. Il était accompagné de quelques démons moins puissant. Le combat fit rage, les sbires de leur cible étaient tenaces et n’avaient pour but que de fatiguer les animas. Son épée bâtarde en main, Syndrael envoya rouler la tête de l’un d’entre eux avant de se tourner en entendant un cri, celui de l’archère. Son arc brisé à ses pieds, coincée entre les bras puissants d’un démon qui faisait courir ses mains infâmes sur sa peau bénie, la pauvre tentait vainement de fuir. Syndrael ne comprit pas de suite, puis elle vit à la posture étrange de ses jambes qu’il les lui avait brisées toutes les deux. Si l’archange pensait que le démon n’avait pour but que de souiller son corps elle se trompa lourdement, il n’en fit rien, quand il fut lassé de la tripoter il lui trancha la gorge. La laissant ensuite mollement retomber sur le sol. Le petit corps fut secoué de spasmes alors qu’elle se vidait rapidement de son sang tout en s’y noyant. Un regard plus loin figea son visage dans une expression d’horreur, son autre compagnon gisait à terre, la tête tournée de manière improbable. Lui au moins avait peut être eu la chance de mourir sur le coup.

En voyant le démon approcher Syndrael se reprit, elle s’élança vers l’opposée de la sortie, et traversa la fenêtre, se protégeant du verre avec ses ailes. Déployant ces dernières elle amortit sa chute.
Seule elle ne pouvait rien faire contre le démon, elle devait retrouver Uriel et les autres. Ces premiers affrontements l’avaient fatiguée, elle avait pris quelques coups et une boule d’angoisse lui vrillait l’estomac, ça n’aurait pas dû tourner ainsi. L’image de ses compagnons gisant au sol revint dans son esprit, elle vida son estomac contre le mur.

Finalement elle retrouva Uriel, mais le démon l’avait devancé. Elle les vit pile à temps pour voir le démon enfoncer une dague dans le dos de l’archange. Syndrael poussa un hurlement mais se stoppa dans sa course. Uriel ne tombait pas. Une aura étrange l’enveloppait. Il saisit Masamune et l’enfonça dans le corps blessé d’un de leur camarade gisant au sol. Leur dernier camarade s’élança pour stopper son supérieur mais la lame du Masamune lui entailla le torse d’une épaule à la hanche opposée.

Syndrael l’appela dans un cri, sous le choc. Une fois à quelques mètres de lui elle l’appela plus doucement, cherchant à comprendre. Il s’avança doucement, elle cru qu’il était revenu à lui, jusqu’à ce que l’éclair de la lame l’aveugle. Un cri de douleur lui échappe alors qu’elle recule et bascule en tombant au sol. Sa main se plaque sur son visage alors qu’une douleur lui vrille la tête, le sang coule de la large plaie qui court sur sa joue.

“- Uriel qu’est-ce qui te prend ?!”

Un rire, celui du démon.

“- Je le contrôle, n’est-ce pas plus amusant comme ça ? Pas la peine de me regarder ainsi, me tuer ne t’avancera à rien, ça ne le libérera pas.”

L’archange se relève et analyse rapidement la situation. Uriel n’est pas lui même, contrôlé par le démon, si elle ne fait rien il va la tuer, et les anges viendront le tuer à son tour pour avoir massacré ses semblables. Son épée bâtarde rangée dans son dos, Syndrael dégaine Muramasa et fait face à son supérieur. Elle tente de le raisonner en parant ou en esquivant ses coups. Après un coup puissant elle fait un bond en arrière, et son regard vert croise le regard de celui qu’elle aime. Dans le regard de l’archange elle lit une expression qu’elle lui a souvent connue, une détermination sans faille et du courage, son regard ne transmet pas la volonté du démon mais la sienne. Les mains tremblent sur la poignée de Muramasa en comprenant ce qu’il attend d’elle. Un cri de rage lui échappe alors que ses yeux se brouillent de larmes. Une profonde inspiration, une longue expiration, un moulinet du poignet et une main raffermie sur son arme. Le visage de Syndrael se ferme, mâchoire serrée à s’en faire mal. Puis elle s’élance vers Uriel qui fait de même. Elle évite sa lame en se baissant avant que la lame de Muramasa s’enfonce jusqu’à la garde dans le ventre de l’archange. Le sang chaud jaillit sur ses mains alors qu’il s’affaisse dans ses bras, la faisant tomber à genoux sur son poids.

Les bras d’Uriel se referment autour de Syndrael alors que son Masamune tombe à terre. Il souffle contre son oreille un “Merci” qui fait couler les larmes de la jeune femme. Elle se recule un peu pour voir son visage, il est revenu à lui, et pose sa main sur la joue blessée de sa précieuse alliée. Il lui sourit et lui murmure trois petits mots, une déclaration tant attendue, ses lèvres effleurent faiblement les siennes avant qu’il ne se laisse glisser contre elle, la tête sur son épaule.

“- Tu dois vivre Syndrael…”

Elle tente de le faire réagir, l’appelle doucement au début, puis avec désespoir, le secoue un peu, avant de comprendre que tout est fini, qu’il a rendu son dernier souffle dans ses bras, apaisé. Une douleur lancinante déchire la poitrine de l’archange alors qu’un cri de douleur et de fureur lui échappe. Après un violent sanglot, un gloussement du démon lui rappelle sa présence. Le spectacle l’a semble-t-il bien diverti. Doucement elle repose Uriel au sol, en l’allongeant avec douceur. Elle récupère Muramasa, la lame couverte du sang de son amour. Quelque chose vient de se briser, quelque chose vient de s’allumer. Étrangement, en cet instant elle est très calme, une haine furieuse, mêlée à la colère, lui donne la force de se relever. Sa voix s’élève glaciale.

“- Tu as massacré mes compagnons… Tu m’as forcé à verser son sang…”

Elle tremble légèrement puis lui fait face, maintenant elle n’a plus rien à perdre, et rien n’est plus dangereux que quelqu’un qui n’a plus rien à perdre.

L’affrontement est difficile, les coups et la fatigue rendent le corps de l’archange douloureux. Mais sa rage, comme un shoot d’adrénaline lui permet de continuer. Rapide et précise, elle commence par se placer derrière le démon avec une habile pirouette, un coup, derrière les genoux pour couper ses tendons. Il tombe à genoux, lève le bras pour frapper, elle tranche juste dessous, les tendons encore. Le voilà incapable de se lever ou d’utiliser ce bras. Elle fait la même chose avec le second bras et le pousse au sol d’un coup de pieds, une lueur cruelle dans le regard.

La lame de Muramasa sectionne un doigt, un cri, elle énonce le nom d’un de ses camarades. La lame s’enfonce dans la cuisse, un autre nom, la semelle de la botte vient appuyer sur la plaie, tant pour accentuer la douleur que pour éviter qu’il ne se vide trop vite. Une oreille tombe, un autre nom. La lame dessine ensuite doucement la même plaie sur le visage du démon que celle qu’elle porte, mais elle n’épargne pas l’oeil. Ainsi il peut toujours la voir et l’entendre. “Uriel”.  La terreur se lit sur le visage du démon tandis qu’il regarde la créature ailée le mutiler, sans montrer la moindre lueur de compassion dans ses terribles yeux verts. Finalement le nom de la petite archère retentis. Il se fige avec une expression d’horreur alors qu’elle lui tranche la gorge.

Une fois les derniers soubresauts de vie éteints chez le démon elle s’éloigne, retourne dans le bâtiment chercher les corps des siens, le groupe Anima gît au sol, côtes à côtes. Syndrael a récupéré leurs colliers avec les médaillons de l’escouade, chacun porte le nom de son porteur gravé au dos, comme ça elle se souviendra chaque jour de sa longue existence comment elle a échoué à les protéger. La voilà seule debout devant ceux qui ont été sa famille durant si longtemps. Serrant les têtes de loup en métal dans ses mains, fort à s’en ouvrir la peau, elle s'effondre à genoux devant eux. Entre les violents sanglots qui la secouent on peut entendre sa voix brisée répéter le même mot “désolée”.

Ruines

Syndrael passa plusieurs semaines alitée pour soigner ses blessures, le visage en partie couvert de bandages pour protéger la plaie qui semblait avoir du mal à cicatriser. Peut être était-ce en partie psychologique, mais la plaie semblait ne pas se refermer alors que les médecins durent plusieurs fois lutter contre un début d’infection. Sans compter de petites fractures et fêlures ainsi qu’un grand nombre d’hématomes. Pas un mot, Syndrael était murée dans le silence, fixant toute la journée durant le plafond blanc de l’infirmerie, ne dormant que quand les médecins décidaient de l’y forcer à l’aide de médicaments.

Quand finalement Syndrael put sortir de l’infirmerie elle n’était plus que l’ombre d’elle même, le regard vide, une affreuse cicatrice enlaidissant son visage. Les gens avaient tendance à l’éviter, ayant eu vent de ses actes après la mort de ses camarades, certains l'en tenant pour responsable. Un jour cependant, bien qu’habituellement elle ignore les murmures dans les couloirs ou se contente d’y répondre par un regard noir, elle se stoppa et écouta.

“- Et c’est ça l’élite de notre armée ? Elle ne sert plus à rien, qu’est-ce qu’un soldat inapte au combat pour avoir perdu des camarades, c’est ça la guerre. Ils n’étaient pas assez forts et se sont fait massacrés.”

Il n’eut pas le temps de comprendre qu’il heurtait violemment le mur après s’être pris une droite monumentale en travers de la gueule. Puis plaqué au mur, la lame de Muramasa sous la gorge il se figea face aux yeux verts animés d’une flamme de haine.

“- Crache dans mon dos autant que tu veux, je n’ai que faire des propos d’un lâche qui est incapable de se souvenir du nom de ses camarades qui se sont battus à ses côtés. Mais salit encore une fois le nom de mes camarades et de t’égorge comme un vulgaire porcelet c’est clair ?!”

Puis elle tourna les talons, n’ayant ensuite plus jamais écho de ce genre de propos.
Syndrael ne dormait presque plus, chaque nuit elle revivait avec horreur cette nuit là. Se réveillant dans un cri avant d’aller rendre son maigre dîner. Incapable de retourner sur le terrain pour l’instant elle fut mise à contribution différemment. Comme elle nombreux étaient les soldats qui avaient atteint leurs limites psychologique dans cette guerre, ceux qui avait vu quelque chose se briser définitivement en eux. Alors son rôle était, avec leur accord bien sûr, de poser la main sur leur front et d’effacer la bataille qui les avait traumatisé de leurs mémoires. Ainsi, ils pouvaient retourner se battre. Ils se souviendraient un jour, quand tout ça serait fini, et auraient le temps de faire leur deuil à ce moment là.

Mais à chaque fois qu’elle effaçait un souvenir, elle le voyait, se heurtant chaque jour aux atrocités de la guerre alors qu’elle n’était plus sur le champ de bataille.

Un jour, son regard se posa sur les médaillons des Animas, elle porta ses doigts à celui qui pendait à son cou. Elle devait se relever, pour eux. Alors elle posa ses mains sur ses tempes et effaça cette terrible nuit de sa mémoire. Des larmes roulèrent sur ses joues. Elle se souviendrait toujours d’eux, souffrirait toujours de leur absence, mais au moins elle ne se souviendrait plus des détails de leur fin. Gardant en mémoire leurs sourires, leurs victoires… Oubliant le sang d’Uriel sur ses mains, ses derniers mots, sans pour autant oublier qu’elle avait porté le coup fatal car incapable d’effacer de sa mémoire les fois où on lui avait demandé de le raconter en plus de ce souvenir là.

Ainsi Syndrael put retourner sur le terrain jusqu’à la fin de la guerre. Elle avait beaucoup de mal à se plier aux ordres d’un autre, les conflits éclataient souvent. Mais elle était douée et chasser le démon était la seule chose qui lui restait.

A présent à sa ceinture pendait aussi Masamune, le katana d’Uriel.

Après la guerre Syndrael continua à se battre contre les démons. Chez les rebelles bien qu’elle fasse plutôt bande à part. Pas question de s’associer avec de soit disant “bon démons” car un bon démon est un démon mort. Elle sait que le sceau sur ses souvenirs ne tardera pas à céder car plusieurs siècles se sont écoulés, elle prie pour avoir la force de se relever ce jour là.

Revenir en haut Aller en bas
Leilani
Voir le profil de l'utilisateur
Race du personnage : kistune
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Dim 29 Juil - 10:43
Bienvenu et bon courage pour ta fiche

_________________
Elle parle en Blueviolet
Elle pense enMediumvioletred
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Anonymous
Invité
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Dim 29 Juil - 14:15
Bienvenue à toi Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Crowley Severus
Voir le profil de l'utilisateur
Race du personnage : Incube
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Dim 29 Juil - 23:18
Bienvenue ici ^^
Revenir en haut Aller en bas
Syndrael
Voir le profil de l'utilisateur
Race du personnage : Archange
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Lun 30 Juil - 23:47
Merci pour l’accueil :3
Et j'ai fini ma fiche o/
Revenir en haut Aller en bas
Lou Mëlye
Voir le profil de l'utilisateur
Race du personnage : Humaine avec des origines quelconques.
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Lun 30 Juil - 23:53
Bienvenue chère poulette. Tu te débrouilles comme tu veux mais tu me réserves un RP dans un futur plus ou moins proche Wink

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Andrew Ryan
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael) Mer 1 Aoû - 17:57


Validation

Félicitation, tu es validé(e). Tu fais partie du groupe des rebelles !

Tu peux faire ta demande de maître ou esclave, lieux, métiers et RPs ICI
Amuses toi bien!
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Projet anima (Fiche de Syndrael)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Deliciously Evil :: Administration :: Personnages :: Personnages validés :: Rebelles